Formule 1

Prost ne croit pas que la Racing Point soit issue d’une simple copie

"Nous savons tous que ce n’est pas possible"

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Par Emmanuel Touzot

2 août 2020 - 10:47
Prost ne croit pas que la Racing (...)

Alain Prost a révélé qu’il ne croit pas les arguments de Racing Point quant à la copie supposée de la Mercedes W10 pour concevoir la RP20 de cette année, très ressemblante à la championne du monde 2019.

"Il est naïf de dire que vous pouvez copier une voiture entière fidèle à l’originale grâce à des photos" argumente Prost auprès d’Auto Motor und Sport. "Nous savons tous que ce n’est pas possible."

Racing Point a basé sa copie sur les nombreuses pièces achetées à Mercedes et sur les photos prises l’an dernier. Renault a visé les écopes de freins avec sa plainte car les pièces sont devenues listées cette année et Racing Point, ayant acheté celles de l’an dernier, a pu concevoir les siennes en profitant d’une zone grise du règlement.

Pour Toto Wolff, directeur de Mercedes, la plainte de Renault n’est qu’une vengeance face aux résultats solides de l’équipe canadienne : "Renault expliquent qu’ils tiennent au principe. Mais la réalité, c’est qu’ils ne sont pas heureux que Racing Point ait autant de points."

Red Bull a clairement déclaré que la légalité de la Racing Point pourrait ouvrir la boîte de Pandore de son côté, avec l’engagement chez AlphaTauri de monoplaces étant des copies conformes de Red Bull. Prost s’inquiète.

"La FIA doit prendre une décision. Est-ce que copier sans aide extérieure est légal, ou non ? Si c’est légal, nous ouvrirons la porte à une dangereuse situation. A un moment, Williams fera la même chose avec Mercedes, et Haas et Alfa Romeo avec Ferrari."

"Un constructeur comme Renault se retrouvera alors tout seul. Même si nous voulions utiliser ce modèle, nous ne pourrions pas. Pour copier une Mercedes, nous aurions besoin d’un moteur Mercedes et d’une transmission Mercedes."

L’idée d’autoriser de nouveau des voitures clientes a été soulevée, mais Renault bloque la possibilité de voir les équipes utilisant cette méthode gagner des revenus similaires aux constructeurs.

"Si les voitures clientes sont autorisées, ces équipes ne devraient pas être traitées de la même manière que les constructeurs pour la distribution [des revenus]. Nous avons besoin d’avancer cette discussion dès maintenant."

Wolff comprend la position de Renault compte tenu de sa situation : "C’est la question fondamentale : voulons-nous autoriser les équipes clientes ? Ce serait de l’argent en plus pour les grosses équipes et de meilleures performances pour les petites équipes, c’est gagnant-gagnant. Mais il faut des alliances et sur ce plan, Renault est en retrait."

Une audience doit avoir lieu entre les deux courses de Silverstone avec un verdict quelques jours plus tard, mais Wolff pense que ça ne s’arrêtera pas là : "Quel que soit le vainqueur, la réclamation ira en appel, et le tout ira devant la cour."

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