Pourquoi Miami est loin d’être une rupture dans l’histoire de la F1

Le premier GP à Miami en chiffres

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Par Alexandre C.

5 mai 2022 - 07:01
Pourquoi Miami est loin d'être (...)

Le Grand Prix de Miami va marquer ce week-end le renforcement de la présence de la F1 Outre-Atlantique. Au pays du capitalisme et de la démesure, il va sans dire que les statistiques et autres chiffres autour de cette première fois à Miami (mais pas en Floride) donnent éventuellement le tournis. Passage en revue historique !

La F1 n’est peut-être pas encore le sport national aux États-Unis, il n’empêche : jamais un pays n’a accueilli la F1 sur autant de circuits différents (11 tracés au total).

Indianapolis a reçu la F1 dès sa première année en 1950 (selon les règles des 500 Miles d’Indianapolis).

La F1 a également déjà couru en Floride. C’était en 1959 à Sebring (circuit aujourd’hui bien davantage utilisé par l’endurance) pour la dernière épreuve du championnat. Bruce McLaren avait remporté l’épreuve (Stirling Moss avait réussi la pole et Maurice Trintignant signé le meilleur tour).

Aux USA, la F1 a aussi couru sur les circuits suivants : Riverside en Californie, Watkins Glen dans le nord de l’État de New York, Long Beach en Californie, Las Vegas au Nevada, Detroit au Michigan, Dallas au Texas, Phoenix en Arizona, Indianapolis à nouveau (sur un circuit routier) et Austin au Texas.

Et bientôt, ce sera 12 circuits différents avec le nouveau tracé au cœur de Las Vegas !

En tout, 71 Grands Prix de F1 ont eu lieu aux États-Unis sous des appellations différentes.

Miami va devenir le 77e circuit à accueillir un Grand Prix de F1. C’est le seul nouveau circuit au calendrier de l’année.

La piste comptera 19 virages, sur un total de 5,41 km. Elle comportera aussi 3 lignes droites et autant de zones DRS (la plus longue ligne droite fait 1,28 km, pas moins !).

La vitesse maximale devrait être de 320 km/h, un poil en dessous de Djeddah. La FOM prédit aussi une vitesse moyenne de 223 km/h, 20 de moins que Monza mais 20 de plus de Bakou : il s’agit donc d’un tracé rapide. D’ailleurs 58 % du tour se passera à fond sur l’accélérateur.

Tant pis pour l’écologie : la FOM précise que 24 000 tonnes d’asphalte ont été nécessaires pour créer le circuit. La piste devrait être très abrasive avec notamment du granit dans sa composition.

Pour assurer la sécurité, près de 12 km de barrières en béton bordent le circuit, avec 2 870 blocs Geobrugg également installés.

A noter que le circuit ne se déroulera pas dans le centre-ville, mais dans le quartier afro-américain des Miami Gardens.

Le quartier est le plus sportif de la ville : il accueille le Hard Rock Stadium (où joue le club de base-ball des Miami Dolphins). Mais encore d’autres clubs de basket, NFL, NFL… et le Miami Open de Tennis.

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