Formule 1

Pour Wolff, Horner propose un retour à l’âge de pierre avec son idée de moteur

Wolff veut un moteur plus écologique et à la pointe de la technologie

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Par Alexandre C.

18 juillet 2021 - 15:20
Pour Wolff, Horner propose un (...)

Comme souvent cette année, Toto Wolff et Christian Horner ne sont pas d’accord. Dans le paddock de Silverstone, les deux dirigeants d’équipe ont évoqué une autre de leurs divergences : sur les contours de la prochaine unité de puissance en F1, d’ci 2025 ou 2026.

Christian Horner avait dit vouloir, de nouveau, des moteurs très bruyants en F1, avec des V6 à haut régime, même si restant écologiques. Toto Wolff a lui un point de vue opposé : selon lui les jeunes générations ne voient plus le bruit comme facteur pertinent, et un tel choix ferait passer la F1 pour rétrograde et anti-écologique.

En effet selon Toto Wolff, il ne faut pas vouloir revenir au passé, voire à l’âge de pierre – le dirigeant prenant la métaphore de la série TV se déroulant à la Préhistoire des « Pierrafeu » pour appuyer son propos.

« Nous ne pouvons pas revenir à un moteur datant des Pierrafeu et, d’un autre côté, il est trop tôt pour passer au tout-électrique à ce stade. »

« Nous devons néanmoins proposer une unité de puissance dont nous pouvons être fiers. Être fier, c’est continuer à avoir l’expérience audiovisuelle d’un moteur à combustion interne pour les fans, avoir un composant hybride qui est très fort du côté électrique, de sorte que nous donnons au côté électrique une performance au moins égale à celle du moteur à combustion thermique, ou plus. »

« C’est, à mon avis, l’étape transitoire vers quelque chose en 2030 qui peut être très différent selon l’évolution du marché automobile. »

Car pour Toto Wolff, que ce soit dans l’usage des biocarburants par exemple, ou dans les capacités technologies de pointe démontrées par le sport lors de la crise pandémique (avec la production de respirateurs artificiels), la F1 doit rester un laboratoire d’avant-garde, pour anticiper les changements de la société.

Comme Stefano Domenicali, Toto Wolff croit ainsi beaucoup aux biocarburants pour porter le message vert de la F1 : mais cela sera-t-il suffisant ?

« Nous voyons certains des grands constructeurs automobiles s’engager à être en 2030 au tout électrique, mais néanmoins il y aura beaucoup de voitures, des dizaines de millions de voitures de série dans la rue qui fonctionneront avec des moteurs à combustion... »

« Ce que nous devons faire, c’est être le laboratoire le plus rapide au monde pour développer des carburants durables, qu’il s’agisse de carburants biodégradables, de carburants synthétiques ou de carburants électroniques disponibles sous forme de carburants à la pompe. »

« Parce que cela peut être une véritable contribution à la planète, en développant des carburants performants qui fonctionnent pour nous et, si vous écoutez nos partenaires en matière de carburants, ce que nous devons réaliser n’est pas un carburant pour vaisseau spatial mais quelque chose que le client final puisse réellement utiliser dans sa propre machine. »

« Ce ne sont pas seulement les voitures qui circuleront sur les routes, mais aussi toutes sortes d’applications industrielles sur des machines fonctionnant au carburant ou au kérosène qui pourront utiliser notre développement et notre science, et j’y crois fermement. »

« Si vous regardez ce que nous avons fait pour le NHS avec les respirateurs et la rapidité avec laquelle on est passé du prototype au déploiement sur de vrais patients, la vitesse de développement et de livraison en Formule 1 peut faire une réelle différence. »

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