Formule 1

Pour assurer l’avenir de la F1, Todt et la FIA sont prêts à prendre des mesures ’autoritaires’

S’il le faut, le président imposera une gouvernance inhabituelle

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Par Olivier Ferret

9 avril 2020 - 09:52
Pour assurer l’avenir de la F1, Todt (...)

Aucun doute à avoir : la crise sanitaire mondiale liée au Covid-19 est déjà accompagnée d’une crise économique majeure et de très nombreux domaines sont touchés.

Le sport est bien entendu aussi une victime et tous les employés de l’industrie du sport automobile craignent pour leur avenir, pour peu qu’ils ne soient pas dans une très grande équipe.

La plupart des équipes de F1 ont des mesures de chômage partiel en place et sont fermées au moins jusqu’à la fin avril. C’est dire la secousse qui attend le sport et encore plus les autres catégories qui n’ont pas la chance d’être autant médiatisées et drainer de si grands revenus.

De premières mesures d’urgence ont été prises mais il y en aura certainement bien d’autres à venir pour assurer une reprise des championnats.

"Pour la F1, on a décalé les règlements ; le seuil du plafond budgétaire va être baissé. Pour la Formule E, on a repoussé les nouvelles règles afin que les équipes utilisent le matériel actuel plus longtemps. Pas pour le WRC et son hybridation, on a attendu trop de temps. Il faut avancer," rappelle Jean Todt, le président de la FIA, à l’Equipe.

Le Français admet que cette pandémie va imposer de faire différemment. "Il faut être pertinent et avisé pour faire les bons choix et en tirant les bons enseignements," dit-il.

A commencer par être plus volontaire contre les équipes de F1 qui refusent de passer à 125 ou 100 millions de dollars leur plafond ?

"Il va falloir être déterminé car certains sont contre les propositions qui sont indispensables pour la survie du sport. Pour vous et moi, c’est le même effort de dire 150 millions ou 100, pour certaines équipes, non. Mais il faut être réaliste et prendre des décisions. Il y aura des victimes ; le sport ne peut y échapper… il va falloir revoir totalement la manière dont une écurie est structurée. Si un team compte 1 500 personnes, il y aura forcément des victimes économiques et des dégâts, c’est certain."

"Ces décisions, je les prendrai en concertation avec Chase Carey, ses équipes et les nôtres, après avoir écouté les écuries. S’il le faut, il y aura peut-être une gouvernance inhabituelle. On est toujours plus fort si on prend une décision partagée par les autres. Je n’hésiterai pas éventuellement à l’imposer de manière autoritaire et autocrate."

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