Formule 1

Plus vert et aussi performant, le carburant durable sur lequel la F1 mise tout

Un acteur essentiel dans la transition verte ?

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Par Alexandre C.

5 octobre 2021 - 13:16
Plus vert et aussi performant, le (...)

Dans l’ambition d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2030, la F1, puisqu’elle a refusé le choix du tout-électrique, compte beaucoup sur les carburants durables.

D’ores et déjà une petite part des carburants utilisés en F1 l’an prochain devront être durables (10 % d’éthanol E10 contre 90 % de carburant d’origine fossile).

La proportion montera à 100 % en 2025, pour la prochaine génération d’unité de puissance. Et pour ce faire la F1 compte développer un tout nouveau type de carburant.

Si développer ce nouveau carburant est bien sûr la tâche des fournisseurs comme Shell ou ExxonMobil, la F1 apporte également sa contribution – car il s’agit aussi, après tout, de l’image écologique du sport.

Le nouveau carburant sera alors développé en laboratoire, a révélé la FOM aujourd’hui, en utilisant des composants provenant d’un système de capture du carbone, de déchets municipaux ou de biomasse non alimentaire, ce qui devrait permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 65 % par rapport à l’essence d’origine fossile.

La performance des moteurs s’en ressentira-t-elle ? C’est bien sûr un défi mais la F1 assure que le carburant durable sera aussi « dense » que les carburants fossiles. Aucun centième ne sera donc perdu promet la FOM.

Le plus important est peut-être que la F1 cherche à développer un carburant ‘drop-in-fuel’, c’est-à-dire qu’il peut être utilisé dans un moteur à combustion standard sans modifier le moteur lui-même. Il s’agit donc autant de réduire les coûts en F1 que de simplifier la possibilité de transposer ce nouveau carburant durable développé en F1, vers les voitures de série de Monsieur et Madame Toutlemonde.

Et c’est là un sujet central car si la transition vers l’électrique est amorcée, elle prendra du temps en particulier dans les pays du Sud. Or en 2030 selon les chiffres de la FOM, il y aura encore 1,8 milliard de voitures sur les routes dont seulement 8 % électriques – c’est-à-dire que les moteurs à combustion interne resteront une composante essentielle des voyages sur terre, air et mer, et qu’il est donc indispensable de continuer le développement de carburants durables pour les moteurs thermiques. La F1 pourrait ainsi s’affirmer comme un acteur central de cette transition verte

Ce pourrait être enfin un argument supplémentaire pour attirer Porsche en F1. Le motoriste allemand construit actuellement au Chili une usine de production de carburant synthétique...

F1 - FOM - Liberty Media

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