Pirelli sur le défi technique du Castellet : un tracé varié ‘où il y a de tout’

D’où une sélection intermédiaire

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Par Alexandre C.

20 juillet 2022 - 07:34
Pirelli sur le défi technique du (...)

Après la sélection la plus dure à Silverstone et la plus tendre au Red Bull Ring, Pirelli a choisi la voie du milieu pour le Paul Ricard ce week-end : les C2, C3 et C4 seront de la partie en France.

Le circuit varois est en effet bien équilibré : « il y a un peu de tout » résume Pirelli. C’est-à-dire des virages rapides, des lignes droites à fond, enfin des sections plus techniques et lentes. Ce qui fait d’ailleurs du Castellet, un peu comme Barcelone, un circuit étalon pour des essais privés.

Les charges d’énergie, les exigences en termes de motricité, l’usure, sont ainsi moyennement élevées.

Pirelli relève le défi particulier de la ligne droite du Mistral. Sa longueur peut mener certains pneus à se refroidir. Et le Mistral éponyme, avec ses rafales, peuvent perturber l’équilibre aérodynamique, très sensible, des voitures. Problématique quand la courbe de Signes suit juste après (le virage le plus exigeant, pris à fond).

Alors que les limites de piste seront de nouveau au centre du débat, Pirelli souligne que partir trop au large, sur les bandelettes rouges, fait courir le risque de créer des plats sur les pneus. Un risque même « élevé » selon le manufacturier.

Au niveau de la stratégie, en 2021, Max Verstappen l’avait emporté de justesse en faisant deux arrêts aux stands. Un de moins que la plupart des pilotes.

Un ou deux arrêts aux stands pourraient donc être possibles ce dimanche. Même si les pneus de cette année semblent plus résistants à la surchauffe (et il fera chaud ce week-end).

Mario Isola fait le point sur ce circuit qui a compté dans l’histoire récente pour Pirelli, notamment parce que pour la première fois des 18 pouces avaient été testés en 2019.

« Cette année, le Grand Prix de France a lieu près d’un mois plus tard que l’année dernière, où il avait plu le dimanche matin, et l’on peut donc s’attendre à des températures plus chaudes. La génération de pneus et de composés de cette année est différente et plus résistante à la surchauffe que les versions de 13 pouces utilisées l’an dernier, nous devrons donc voir comment cela affecte la stratégie. »

« Un peu d’histoire : c’est au Paul Ricard que nos pneus de 18 pouces de l’ère actuelle ont fait leurs débuts, lors d’un test avec Renault et Sergey Sirotkin en 2019. »

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