Pirelli : les deux arrêts obligatoires ont ’suscité des discussions’
Il faudra réfléchir à froid à la pertinence de cette règle
Les pneus Pirelli étaient la clé ce week-end à Monaco, entre l’utilisation de la gomme C6, et l’obligation de faire deux arrêts pendant la course. Les pilotes Sauber se sont distingués en effectuant trois stops, ce qui ne les a pas aidés, mais c’est surtout la tactique obligatoire qui a causé du chaos.
Les records ont été effectués par Andrea Kimi Antonelli et Yuki Tsunoda, qui ont dépassé les 70 tours en pneus durs. Les stratégies gagnantes étaient toutefois un premier relais plus court, et deux relais suivant à peu près égaux d’une trentaine de tours chacun. C’est la tactique utilisée par le top 5 de la course.
"Il n’est pas facile de se prononcer dans le feu de l’action sur la course qui vient de s’achever, mais je crois pouvoir dire que cela valait la peine d’essayer quelque chose de différent lors d’un Grand Prix aussi unique que celui-ci" a déclaré Mario Isola, directeur compétition de Pirelli.
"Il faut dire que le nouveau règlement introduit pour cette épreuve a certainement suscité des discussions sur les perspectives de la course, tant parmi les professionnels que parmi les fans."
"S’il est vrai que les quatre premiers à l’arrivée ont terminé dans le même ordre que sur la grille, il est également vrai qu’il y a eu cinq changements de leader, avec trois pilotes différents impliqués, et que derrière eux, l’action était intense, certainement plus que d’habitude, et plus que l’an dernier par exemple."
"Honnêtement, je pense que globalement, les spectateurs présents sur la piste et ceux qui regardaient la course à la télévision, même s’ils n’ont pas été particulièrement divertis, ne se sont certainement pas ennuyés, ce qui a souvent été le cas lors de courses sans circonstances inhabituelles comme la pluie ou les voitures de sécurité."
"Au final, c’est Monaco, à prendre ou à laisser : des qualifications qui vous laissent le cœur palpitant et une course où les dépassements sont presque impossibles. Seule une analyse minutieuse de la course permettra à tous les participants de tirer un bilan précis de cette expérience."
"Du côté des pneus, comme prévu, les gommes medium et dure ont été les plus utilisées : elles ont toutes deux permis de couvrir la quasi-totalité de la course sans avoir à s’arrêter aux stands. Le medium a peut-être nécessité une gestion plus poussée, mais globalement, son niveau de dégradation était plus qu’acceptable."
"Ce week-end, le C6 s’est révélé être un bon pneu de qualification, mais il a surtout joué un rôle tactique, incitant évidemment les équipes à utiliser davantage le medium, sans oublier que ce pneu était le tendre l’an dernier. C’était précisément notre objectif et nous attendons avec impatience de voir ses performances à Montréal, sur un autre type de circuit."
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Pirelli
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