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Peu de sous-traitance, sous-effectif : Claire Williams admet les failles de Williams F1

Du passé grâce aux nouveaux investisseurs ?

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Par Alexandre C.

28 juin 2020 - 09:33
Peu de sous-traitance, sous-effectif :

La baisse sévère des primes reçues de la F1, la perte de Rokit, le sponsor-titre, et bien sûr le coronavirus, ont placé Williams dans une impasse financière. Celle-ci a conduit Claire Williams à mettre en vente l’équipe, totalement ou partiellement, pour renflouer les caisses. Le père de Nicholas Latifi serait d’ailleurs sur les rangs pour un rachat total.

Faut-il désespérer de Williams ? Pas forcément selon la fille de Frank. Contre vents et marées, Claire Williams indique ainsi que ces plans de refinancement étaient prévus depuis longtemps… et ce, dans le but de permettre à Williams d’avoir de nouveau les moyens de boxer dans la bonne catégorie.

Car Claire Williams l’avoue aujourd’hui : le choix de garder la pleine indépendance technique de Grove était du non-sens dans le règlement actuel.

« Nous avons commencé à parler de la nécessité de nouveaux investissements l’année dernière, avant même que le virus ne soit à l’horizon. Nous avons décidé que si nous devions un jour lutter comme il se doit, nous avions besoin d’un soutien allant au-delà de ce que nous pouvions obtenir du prize-money de la F1 ou des sponsors. »

« Notre désir primordial est que l’équipe obtienne le meilleur résultat possible. Si cela signifie une vente complète, c’est OK. Si cela signifie la vente d’une majorité des parts, comme une étape vers une vente complète de l’équipe, qu’il en soit ainsi. Ou si cela signifie que quelqu’un veut venir travailler à nos côtés, c’est fantastique. Nous pourrions probablement réunir les fonds nécessaires pour continuer, mais nous le faisons depuis trop longtemps. Il est temps de changer. »

Autre espoir pour Williams : l’arrivée du nouveau règlement en 2022, qui réduira les coûts et rapprochera les performances entre équipes avec les budgets plafonnés et les limitations aérodynamiques.

« La situation actuelle est complètement bouleversée par le nouveau règlement. Et, assez drôlement, le plafond est encore plus bas du fait que le virus nous a tous touchés. Nous nous sommes réunis pour nous rendre compte que nous devons faire mieux pour créer la parité dans le sport et pour réduire les coûts. »

« Jusqu’à présent, être indépendant n’avait pas beaucoup de sens. Mais nous pensons, et heureusement les nouveaux administrateurs aussi, que le fait de concevoir soi-même sa voiture, le fait d’avoir sa propre capacité d’ingénierie, ne devrait pas être un désavantage. »

Williams a eu aussi des difficultés en termes de ressources humaines : le niveau de technicité de certains ingénieurs ou managers a même été publiquement critiqué par Patrick Head, un ancien grand de la maison, qui visait à demi-mots Paddy Lowe, l’ancien directeur technique.

Claire Williams s’est ainsi attaquée à ce problème...

« L’année dernière, dans le cadre d’une initiative visant à renforcer l’esprit d’équipe, nous avons organisé une grande série de séminaires pour 15 à 20 personnes à l’attention de l’ensemble de notre personnel de plus de 700 personnes. Presque tous les services ont déclaré avoir besoin de quelques personnes supplémentaires. Ce serait ajouter une cinquantaine de personnes, nous les embaucherions vraiment si nous le pouvions. »

Mais pour l’heure, les ambitions de Claire Williams demeurent limitées : en 2020, lutter avec les Haas et les Alfa Romeo serait ainsi un « bon départ » pour elle.

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