Pas fâché contre Renault, Hülkenberg a vu son éviction arriver

L’Allemand a senti "un changement de dynamique"

Par Emmanuel Touzot

29 août 2019 - 19:12
Pas fâché contre Renault, Hülkenberg a

Nico Hülkenberg admet avoir senti que le vent était en train de tourner chez Renault, dans les jours qui ont suivi la Hongrie. Il reconnaît ne pas avoir été surpris de son remplacement par Esteban Ocon, qui a été annoncé ce jeudi en Belgique.

"Non, j’avais des indices, il y a quelques semaines, au début de la pause estivale" se souvient l’Allemand. "C’était un peu différent, il y a eu un changement de dynamique la semaine qui a suivi la Hongrie. Je pouvais sentir que quelque chose se tramait, qu’un changement arrivait."

Il n’en veut pas à l’équipe, contre qui il s’est parfois montré critique cette année : "L’équipe et le management se sont toujours montrés transparents, justes et ouverts. Nous avons une bonne relation. Ce n’est pas nécessaire pour nous de jouer et nous ne le faisons pas. La communication a toujours été directe."

Il avoue comprendre le choix de Renault, et rappelle qu’il n’a pas eu son mot à dire : "Que je sois d’accord ou non, c’est un autre problème. C’est la course, c’est la vie. Je peux comprendre la situation et ce n’est pas trop dur à gérer pour moi. Je me sens à l’aise. Je sais qu’il y a un intérêt de la part d’autres équipes, donc je me sens bien."

Désormais, il doit retrouver un volant et a déjà admis plus tôt dans la journée que rien n’était fait. L’option la plus évidente est Haas, et il espère rapidement conclure un accord, ce qui ne laisse pas énormément d’autres options.

"Il y a du temps, il n’est pas trop tard. Il y a des volants de disponibles, c’est juste une question de ce que je veux faire, d’avoir une bonne option et de la faire fonctionner. Il faut voir ce qu’il y aura, si ça me va ou non, et si on peut tomber d’accord ou non. Ce n’est pas fait, il y a des discussions mais ça prendra un moment."

Hulkenberg a aussi été questionné sur ses négociations avec Renault. A-t-il été trop gourmand ?

"Non, il y a les aspects commerciaux bien sûr qui entrent en compte. La nationalité (française) de Ocon est un facteur, il est à un autre stade de sa carrière. C’est juste un ensemble de choses."

"Après, la saison difficile que nous avons a probablement poussé les choses à la limite. Mais ça va, j’ai été déçu sur le coup mais j’ai digéré. Cela a été fait correctement. Je vois la position de l’équipe, je comprends son raisonnement."

"Il me reste 9 courses avec Renault et je veux faire de mon mieux, finir de manière forte avec eux."

Et a-t-il été trop critique ces derniers temps ?

"Les choses sont toujours liées, n’est-ce pas ? Je suis là depuis 3 ans. De bons progrès en 2017, 2018 aussi mais pas cette année. Evidemment, avec une année difficile, il y a toujours des envies de changement et cela contribue probablement à cette décision. C’est dommage de ne pas continuer ensemble. Mais c’est comme ça."

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