Formule 1

‘Pas de risque’ pour l’avenir de Verstappen chez Red Bull selon Horner

Une prolongation automatique déjà activée ?

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Par A. Combralier

30 juillet 2019 - 16:47
‘Pas de risque' pour l'avenir de (...)

Avant le Grand Prix d’Autriche, l’avenir de Max Verstappen semblait en suspens chez Red Bull-Honda : le Néerlandais ne se privait de rappeler qu’il n’était pas en F1 pour jouer les podiums, mais les titres mondiaux. Une manière de mettre la pression sur son écurie, alors que le contrat de Valtteri Bottas, chez Mercedes, expire à la fin de cette saison.

Les modalités du contrat de Max Verstappen sont bien entendu jalousement gardées secrètes ; il existerait cependant une clause de performance, qui activerait automatiquement une prolongation du bail de Max Verstappen en cas d’une (ou de plusieurs ?) victoires durant la saison.

Au-delà de ces détails contractuels, c’est peut-être davantage la forme de Red Bull-Honda qui convaincra Max Verstappen de rester à Milton Keynes : avec deux victoires en trois courses, le Néerlandais est même devenu une menace pour Valtteri Bottas à la 2e place du championnat.

Après la dernière victoire de son jeune pilote à Hockenheim, Christian Horner a dit être ainsi « totalement détendu » au sujet de l’avenir de Max Verstappen.

« Je pense que Max prend plaisir à piloter au sein de l’équipe, il voit les progrès que nous faisons. Je ne vois aucun risque à ce sujet. Il faut juste se concentrer pour rendre la voiture plus performante. Nous sommes à la mi-saison maintenant, nous avons gagné deux courses. Nous avons obtenu quelques autres podiums. Et d’ailleurs, je suis surpris que l’unsafe relase de Charles Leclerc chez Ferrari n’ait été pénalisé que d’une amende [alors que Max Verstappen avait écopé de cinq secondes de pénalité à Monaco, mais en ayant causé une collision]. Autrement, Max aurait obtenu un autre podium à Monaco. »

Une fois de plus, Max Verstappen a fait preuve d’une formidable maîtrise sous conditions changeantes – en dépit d’un 360 degrés en course qui aurait pu lui coûter très cher. Immédiatement après cet incident, le Néerlandais a d’ailleurs demandé vertement dans sa radio pourquoi il n’avait pas eu droit à des tendres, plus faciles à mettre en température. Horner fait aujourd’hui son mea culpa à ce sujet.

« Nous pensions qu’il pourrait arriver à la fin de la course avec ces médiums, et nous étions assez inquiets du graining sur des tendres. Certaines équipes avaient choisi des tendres, d’autres non. Et Max a fait un tête-à-queue sur son tour de sortie, mais il a gardé la voiture intacte. Avec le recul, ce n’était pas les bons pneus à chausser. C’est la seule erreur que nous ayons faite. Ensuite, il y a eu une voiture de sécurité, et tout le monde est revenu aux inters. »

« Il a un talent naturel pour garder la voiture sous contrôle » poursuit Christian Horner. « Il apprécie ces conditions, il excelle toujours dans ce cas. Il a une si grande confiance dans la voiture. Il a pu faire des choses, gérer des pneus en même temps, c’est extrêmement impressionnant. »

Comme au Red Bull Ring, Max Verstappen avait pourtant connu un départ catastrophique, à l’image de son coéquipier Pierre Gasly.

« C’était une course incroyable » poursuit Christian Horner, « un peu comme Donington 1993. Le départ était horrible pour nous. Les deux voitures ont eu un problème au départ, il faut se pencher sur cela avec Honda, cela doit être lié à la cartographie. Mais comme Senna, Verstappen a regagné des places petit à petit. C’est grâce à son travail avec son ingénieur de course, qui le gardait informé de ce qu’il se passait, et aussi parce qu’il a pu mettre beaucoup de pression sur Valtteri Bottas. »

Dans la folie des arrêts au stand, alors que Lewis Hamilton rentrait précipitamment dans la pit lane et que l’arrêt de Valtteri Bottas était ainsi retardé, Max Verstappen a pu prendre la tête de la course…

« Nous n’en étions qu’au 30e tour sur 64, et nous avions déjà fait trois arrêts aux stands. Il y avait juste une fenêtre pour un arrêt sous voiture de sécurité – et elle était de nouveau de sortie. Mais nous avons décidé de ne pas prendre le risque avec une pit lane qui était mouillée… Max gérait juste la situation. Je lui ai demandé de ne pas aller chercher le meilleur tour, mais il l’a tout de même signé, sans trop monter sur les vibreurs. Donc il est juste resté concentré, a géré la voiture, les pneus. Il dialoguait avec son ingénieur de course, comme dans un dimanche après-midi normal, mais c’était un thriller. »

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