Formule 1

Partir de la pitlane, un pari gagnant puis perdant pour Williams F1

Russell aurait pu abandonner avant même le départ…

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Par Alexandre C.

15 novembre 2020 - 14:33
Partir de la pitlane, un pari (...)

L’occasion était pourtant là pour briller : parties des stands, les deux Williams avaient fait un pari en chaussant les intermédiaires pour les premiers tours.

Ce pari, malgré une première partie de course encourageante, n’a cependant pas payé pour George Russell, finalement 16e du Grand Prix. Pire, le Britannique aurait pu abandonner avant même le départ puisqu’il avait cassé son aileron sur la mise en grille !

« Nous avons pris la décision de partir de la pitlane, ce qui a toujours été notre intention. Sur les tours de mise en grille, j’ai fait tomber mon aileron avant au niveau de l’entrée de la pitlane, mais les gars ont fait un excellent travail pour réparer la voiture. La course elle-même était très délicate dans les premiers tours, mais ensuite nous nous sommes retrouvés en P11 et ça semblait vraiment prometteur, la voiture et les pneus étaient en bon état. À partir de là, les pneus ont lâché, alors on a boxé pour des autres intermédiaires qui n’ont pas fonctionné. Aucun de nous n’a pu pousser la voiture jusqu’à la limite, c’était si glissant. Ce week-end n’a pas été très amusant, ce qui est dommage car c’est un circuit fantastique et nous n’avons pas eu l’occasion de l’apprécier pleinement. Toutes nos félicitations à Lewis, il continue à tenir ses promesses et à élever la barre pour nous tous. »

Nicholas Latifi a lui vécu un Grand Prix catastrophique, enchaînant tête-à-queue sur tête-à-queue. Le Canadien a conclu son festival en tamponnant la Haas de Romain Grosjean, ce qui a causé son abandon.

« Nous avons eu quelques dégâts sur la voiture après le contact avec Romain Grosjean, nous avons donc décidé d’abandonner. Je me faisais prendre des tours, mais mes rétroviseurs étaient tellement sales que je ne pouvais littéralement pas voir derrière moi. Je savais que je devais m’écarter, mais il était difficile de juger où ils se trouvaient. Il n’y avait pas d’adhérence et il est donc impossible de déterminer la température des pneus, alors vu les dégâts subis par la voiture, il était inutile de continuer. Aucune partie de la course n’a été agréable pour moi et, dans l’ensemble, ce fut un week-end à oublier. »

Dave Robson, directeur de la performance, explique le choix de son équipe de partir des stands en inters, vite contrarié par l’usure des pneus verts...

« Nous avons choisi de faire démarrer les deux voitures depuis le garage en Inters dans l’espoir de faire quelques gains rapides avec des pneus chauds et d’éviter de passer à des pneus extrêmement humides. George a bien progressé au départ et le plan fonctionnait bien. Cependant, lorsque les pneus ont commencé à s’user, il y a eu une phase difficile où les pneus usagés n’avaient plus assez de gomme, mais les pneus neufs n’étaient pas adaptés aux conditions séchantes. Malheureusement, la piste n’a jamais assez séché pour les pneus slick, car cela aurait ajouté une autre dimension à une course passionnante et aurait convenu à notre stratégie. »

« Le week-end a été très difficile, mais l’équipe s’est très bien comportée et nous avons acquis beaucoup plus d’expérience avec les pneus Pirelli, en particulier les Inters. Malheureusement, nous n’avons tout simplement pas eu le rythme nécessaire ce week-end. »

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