‘Oui, j’y crois’ : Leclerc n’a pas abandonné ses espoirs de titre cette année
Ce n’est qu’une question de 2 dixièmes..
Les médias italiens, comme à leur habitude, sont alarmistes sur la situation de Ferrari : le mot de ‘crise’ revient avec insistance du Nord au Sud de la Botte…
Ferrari est en effet devenue la 4e force, seulement, du plateau ces derniers Grands Prix. Mais l’optimisme demeure au sein de la Scuderia, notamment avec les évolutions qui seront apportées en Hongrie (à lire ici).
Cet optimisme, Charles Leclerc le partage : au micro de la BBC, il a assuré que le redressement de la Scuderia était une question de temps.
« Lors des dernières courses, nous n’étions pas exactement là où nous voulons être en termes de performances et c’est ma principale priorité : revenir à des performances qui nous permettent de nous battre pour les poles et les victoires. »
« Je m’attends à ce que nous soyons dans la lutte avec McLaren et Red Bull dès que nous aurons maximisé le potentiel de nos évolutions sur la voiture. »
Ferrari occupe toujours la 2e place au classement des constructeurs, mais la réalité, c’est qu’avec ce genre de performance, la Scuderia n’a aucune chance d’aller chercher Red Bull. Et McLaren F1 pourrait bientôt dépasser les Rouges. Au classement pilotes, Charles Leclerc a été lui dépassé Lando Norris et compte désormais 105 points de retard sur Max Verstappen.
Pour autant le Monégasque l’assure : il croit encore au titre !
« Je crois toujours que les objectifs les plus élevés peuvent être atteints - ce qui signifie le championnat. Oui, j’y crois. »
« Je pense qu’il est important pour moi de garder cet optimisme et de maintenir cette motivation à un niveau très élevé. »
Au fond, ce n’est qu’une question de dixièmes...
« A la fin, on parle de 0,2 seconde. Ce qui, quand on met tout bout à bout, n’est pas si fou que ça. Il faut se concentrer sur chaque détail et la saison est encore longue, donc j’y crois encore. »
Charles Leclerc a identifié un point faible de la Scuderia pour progresser : les qualifications.
« Nous avons très souvent eu par le passé une voiture qui était très forte en qualification mais qui, sur la distance d’une course, détruisait les pneus. On travaille et on change la tendance - mais maintenant on a perdu un peu de rythme en qualification. »
Dans ces difficultés, un homme tient la barre et Charles Leclerc l’apprécie beaucoup : Frédéric Vasseur, le directeur d’écurie.
« Fred a deux grandes forces qui sont très importantes en F1 et particulièrement dans une équipe comme Ferrari, où la passion est si forte que dans les bons moments il y a beaucoup d’émotions ; mais il y a aussi de très grandes émotions quand nous traversons une période difficile. »
« En F1, il faut être aussi équilibré que possible sur le plan émotionnel et Fred lest vraiment. »
« Lorsque nous traversons des moments très difficiles, il aide l’équipe à revenir à un niveau raisonnable et à ne pas être trop déçue. Et c’est exactement la même chose lorsque nous gagnons, il ne se montre pas trop optimiste et nous ramène à la réalité en disant à tout le monde qu’il faut travailler parce que ce n’est qu’une seule course. »
La signature de Hamilton, une opportunité pour Leclerc ?
L’an prochain, même si la Ferrari est la meilleure voiture, Charles Leclerc, s’il veut être titré, devra battre un redoutable coéquipier : Lewis Hamilton lui-même.
L’arrivée de Lewis n’est-elle pas aussi un mauvais signal envoyé au Monégasque ? Comme si Ferrari estimait que Ferrari avait besoin d’un septuple champion du monde pour enfin être titrée ?
« Pas du tout ! Parce que Ferrari est Ferrari. Et elle a besoin des meilleurs pilotes dans ses voitures. Donc, pour le bénéfice de Ferrari, c’est tout à fait compréhensible. »
« Pour moi, c’est une opportunité incroyable. D’abord, d’apprendre du pilote le plus performant de tous les temps. Et de faire mes preuves face à Lewis, qui est une référence pour tout le monde. »
« Pour moi, je ne vois rien de négatif là-dedans, parce que c’est Lewis Hamilton. »
Charles Leclerc se sent-il donc capable de battre Lewis Hamilton l’an prochain ?
« J’ai besoin d’être convaincu que je suis le pilote le plus rapide quand je mets le casque, mais j’ai vraiment hâte d’y être, et ce sera très intéressant pour moi. »
« J’ai toujours dit que l’on apprend de chaque coéquipier que l’on a au cours de sa carrière. Quand je regarde la façon dont il conduit - parce que nous nous regardons toujours l’un l’autre et les données - vous ne voyez pas vraiment de faiblesses. Et c’est là que Lewis est incroyable. Il n’a que des points forts. »
« J’ai donc vraiment hâte de voir comment il travaille avec ses ingénieurs, les commentaires et toutes ces choses, pour apprendre et devenir meilleur. »
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