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Officiel : L’Arabie Saoudite dévoile son projet pour accueillir la F1 en 2023

Un circuit basé à Qiddiya

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Par Olivier Ferret

17 janvier 2020 - 14:24
Officiel : L’Arabie Saoudite dévoile (...)

Après la Formule E et le Dakar, l’Arabie Saoudite compte bien continuer son offensive sur le sport auto – bien utile sur le plan diplomatique et touristique – en s’attaquant à la F1.

L’Arabie Saoudite vient d’enclencher la vitesse supérieure, en dévoilant les projets d’un Grand Prix pour l’année 2023. La course aurait lieu sur le circuit de Qiddiya, au centre d’un nouveau complexe de divertissements. Le tracé serait supervisé par l’ancien pilote de F1 et président du GPDA Alexander Wurz.

Le projet de Grand Prix fait partie d’un méga-plan d’extension de la capitale saoudienne, Riyad, dans le but de développer le secteur touristique. Le tout fait partie du programme « Vision 2030 », qui vise à sortir le royaume wahhabite de la dépendance au pétrole.

« Nous construisons des infrastructures dans l’espoir qu’un accord sera conclu et qu’il y aura une course ici en Arabie Saoudite » a annoncé Mike Reininger, le PDG du projet.

Mike Reininger a également révélé que les négociations avaient débuté avec le gouvernement d’Arabie Saoudite et la F1.

« La concrétisation du projet de Grand Prix ne nous concerne pas nous directement à Qiddiya. Cela ne fait pas partie du projet lui-même. Mais nous construisons des infrastructures qui seront en mesure d’accueillir un événement vraiment de classe mondiale – ce serait [un Grand Prix] l’un des évènements-phares que nous aurons à offrir ici à Qiddiya pour notre ouverture en 2023. »

Plus tôt dans la semaine, les promoteurs du Grand Prix de Bahreïn avaient déjà donné leur accord à l’organisation d’une troisième course au Moyen-Orient. L’Arabie Saoudite étant un très proche allié de Bahreïn et d’Abu Dhabi (qui a également le circuit de Yas Marina au calendrier), il s’agissait d’une simple formalité.

Le projet de Grand Prix bénéficie déjà d’un large soutien de la part de la communauté des pilotes. Ainsi, lors de la présentation du Grand Prix, étaient présents Damon Hill, David Coulthard, Nico Hülkenberg, Romain Grosjean et Loris Capriossi, le pilote de Moto GP. Reste à voir si la présence de chacun était bien bénévole.

Avec le soutien financier du Royaume, il ne fait pas de doute que le projet aura toutes les chances de figurer bientôt au calendrier F1. Un montant de 50 millions de dollars par an, versé par le circuit à la F1, est déjà évoqué par la BBC. Pour mettre toutes les chances de son côté, le circuit vise d’ailleurs le Grade One, le summum de la classification des circuits.

« Nous voulons aussi mettre en place un univers plus vaste autour des activités du monde du sport auto » a poursuivi Mike Reininger.

« Nous sommes en train de construire une série d’installations, que ce soit en piste ou hors piste, ce sera quelque chose d’unique au monde. La pièce maîtresse pour nous sera le circuit Grade One. »

Alexander Wurz, associé étroitement au projet, s’est dit honoré du « privilège » qu’il lui avait été fait, un privilège qui ne se répéterait « qu’une seule fois dans la vie d’un homme. »

« C’est un privilège de concevoir cet espace de mobilité à Qiddiya, y compris la piste du Speedpark. Le projet nous offre des opportunités incroyables pour concevoir une piste, pour en faire une véritable arène de course auto pour les pilotes et les spectateurs. »

« La conception du circuit propose un dénivelé étonnant, grâce au paysage naturel époustouflant. De même, ce circuit sera fait pour mettre au défi les pilotes et les ingénieurs. Et, d’après nos simulations, je peux vous assurer que ce sera une expérience absolument passionnante sur et hors piste. »

Afin de tenir compte des contraintes calendaires, le circuit de Qiddiya pourrait être achevé en 2022, sans attendre que le reste du méga-projet soit finalisé.

La F1 aurait ainsi tout à gagner, sur le plan commercial et économique, à poser ses valises dans une nouvelle destination, à l’heure où Chase Carey cherche justement à percer dans de nouveaux marchés. Mais l’économique sera-t-il plus fort que l’éthique ?

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