Formule 1

Norris : J’ai peur de la mort, des blessures et des gros accidents

L’Anglais est très clair à ce sujet

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Par Emmanuel Touzot

22 mai 2019 - 15:42
Norris : J'ai peur de la mort, des (...)

Lando Norris est un débutant en Formule 1 cette année, et il expliquait récemment avoir eu besoin d’un soutien psychologique pour ne pas trop se remettre en question et pouvoir travailler sans s’inquiéter de ce que ses ingénieurs allaient penser de lui. Il révèle également que la F1 lui fait peur sur le plan physique, même s’il ne se verrait pas faire autre chose.

"Certains pilotes disent qu’ils n’ont pas peur" explique Norris. "Pour moi, il y a de la peur. J’ai peur de la mort. J’ai peur des blessures. J’ai peur des gros accidents. J’ai peur de tout cela, peut-être que je suis plus humain que certains autres pilotes. Mais c’est juste une peur, ce n’est pas comme si je ne voulais pas piloter."

"Je peux très bien la gérer mais quand vous allez à Monaco ou des endroits du genre, la peur peut revenir de manière plus importante. Il n’y a pas la place pour l’erreur et si vous avez un accident, c’est généralement un gros accident. Ce sont deux choses que vous n’avez jamais dans le simulateur, les forces G et la peur. On s’en fout d’avoir un accident ou de taper la barrière, il n’y a pas de conséquence à cela."

Il est également un grand fan des simulateurs et des jeux vidéo, et explique pourquoi il a régulièrement participé à des compétitions en ligne, notamment cet hiver avec Max Verstappen : "C’est juste pour rester affûté en termes de pilotage. C’est très souvent pour s’amuser et c’est amusant car j’adore cela. Et je joue contre Max."

"En faisant ça, nous essayons de progresser au maximum sur les réglages, ce n’est pas juste un jeu au final. Les choses que l’on fait en piste sont reproduites de la même façon dans le simulateur, que je freine tôt ou tard, ou autre. Quand je pilote dans le simulateur, je fais exactement les mêmes choses et je peux travailler dessus et progresser."

Cela l’aide évidemment à se préparer pour des circuits qu’il ne connaît pas encore et à comprendre comment aborder ces pistes : "Quand je courais contre Max, j’ai pu apprendre comment il pilotait sur la vraie piste. J’ai déjà vu comment il se défendrait car il est très bon pour cela, et il sait être très agressif parfois."

"On attaque un peu plus dans le simulateur car on peut toujours s’en sortir, mais il y a beaucoup de choses que j’ai pu apprendre de cela et que j’ai pu garder, et que je savais au sujet de Max en arrivant sur cette saison. On apprend à propos de tout, comment les personnes pilotent, les choses évidentes comme les endroits où l’on peut dépasser, comment pousser les autres à la faute, ou encore si c’est difficile de suivre ou non."

McLaren

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