Formule 1

Newey aime concevoir des F1, un projet qui le ’stimule’ toujours

Il ne pensait pas être encore actif dans les années 2020

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Par Emmanuel Touzot

26 août 2021 - 12:29
Newey aime concevoir des F1, un (...)

Adrian Newey a expliqué être toujours grandement stimulé par la Formule 1. Le concepteur de Red Bull est dans la discipline depuis les années 80 et continue de trouver de l’intérêt à la recherche technique liée à la F1, même s’il ne sait pas quand cette passion déclinera.

"Je continue à me poser la question" avoue Newey à Auto Motor und Sport, alors que 2022 a constitué un défi de taille. "Pour moi, c’est le plus grand changement de règles depuis que les voitures à effet de sol ont été interdites et que le fond plat a été introduit en 1983. Chaque aspect de la voiture change, à l’exception du bloc propulseur."

Newey ne pensait pas être encore motivé en 2021 à travailler en F1, et il ne sait pas quand cette motivation disparaîtra : "Si vous m’aviez demandé il y a 10 ou 15 ans si je serais encore là aujourd’hui, j’aurais répondu non. Mais je suis là."

"Je ne passe plus autant d’heures au bureau qu’avant et je m’assure que ma vie en dehors de la Formule 1 n’est pas négligée. Je me tiens également éveillé avec d’autres projets comme l’Aston Martin Valkyrie, et il y a quelques autres choses dans les tuyaux dont je ne peux pas encore parler."

"J’adore concevoir des choses et travailler sur une voiture avec mes collègues et les pilotes. Et j’ai eu la chance, au cours de ma carrière, de pouvoir concevoir une grande variété de voitures sur de nombreuses époques. Je suis toujours resté fidèle à cette passion."

"Je n’ai jamais été intéressé par le fait de devenir directeur d’équipe ou manager. Oui, je suis là depuis longtemps, mais je sais aussi que je m’ennuierais si je restais assis à la maison toute la journée à jardiner. J’ai besoin de quelque chose qui me stimule."

Des zones grises dans le plafond budgétaire en Formule 1 ?

L’ingénieur se plaint de certaines décisions prises cette saison, notamment au sujet des ailerons arrière, alors que Red Bull a dû revoir le sien entre l’Azerbaïdjan et la France. Il rappelle que l’impact de ces changements est surtout financier, plus que sportif.

"Les règles disent que tout ce qui concerne la voiture doit être rigide. Nous savons tous que ce n’est pas possible. Il existe différents tests de flexion pour cela, et la FIA se réserve le droit de modifier ces tests si nécessaire."

"Alfa Romeo avait demandé à la FIA au début de l’année si quelque chose allait changer à cet égard et la réponse a été négative. Mais cela a quand même été changé. ’Le problème avec cela n’est pas l’effet sur le temps au tour. C’est minime. Ce qui est pire, c’est l’effet sur les coûts et le temps qu’il faut pour adapter l’aileron."

Newey sous-entend que le plafond budgétaire peut être contourné par certaines équipes, sans en dire davantage : ’’Si le plafond budgétaire peut être contrôlé de manière sûre et égale pour tout le monde, je n’ai aucun problème avec cela. Mais je vois encore des zones grises et cela m’inquiète."

"En tant qu’ingénieur, j’aime être créatif avec les ressources dont je dispose. S’il y en a moins, pas de problème. Mais, comme je l’ai dit, je peux vivre avec le plafond budgétaire, à condition qu’il soit le même pour tous."

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