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Moins de GP mais plus de Sprints, la solution miracle du calendrier F1 ?

McLaren relance l’idée du calendrier alternatif

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Par Alexandre C.

14 novembre 2021 - 15:25
Moins de GP mais plus de Sprints, (...)

Au beau milieu d’un triplé de courses, les problèmes de retard de fret, pour le Grand Prix du Brésil, ont mis en lumière les dangers d’un calendrier compressé : certains mécaniciens ont dû veiller toute une nuit pour préparer les voitures à temps. C’est le cercle vicieux de la fatigue : plus de courses, cela veut dire plus de précipitation, plus de stress, et encore plus de fatigue. Jusqu’où ?

Alors que la F1 évoque le chiffre de 25 courses à terme, les équipes ont pris de nouveau position dans le paddock d’Interlagos.

L’occasion pour Andreas Seidl, le directeur de l’écurie McLaren en F1, de relancer une idée venue de Woking : mettre en place un calendrier alternatif.

« Eh bien, nous avons été clairs à plusieurs reprises, Zak et moi-même, sur ce que nous pensons être le bon calendrier de courses à l’avenir. Nous sommes toujours en faveur de moins de courses, et de la création de qualité et d’exclusivité par ce biais, ainsi que de la valeur commerciale. »

« Nous l’avons dit à plusieurs reprises, nous pensons toujours que 20 courses est un calendrier idéal. On pourrait peut-être avoir certaines de ces courses, peut-être quatre ou cinq courses, dans une sorte de système de rotation afin d’avoir la possibilité d’explorer de nouveaux lieux, d’être ouvert à de nouveaux marchés. C’est clairement notre position. »

« Mais en même temps, c’est évidemment formidable de voir qu’il y a un tel intérêt de la part de différents pays et sites pour accueillir une course. Stefano fait un travail sensationnel. Nous devons accepter que nous aurons 23 courses l’année prochaine et c’est notre travail en tant qu’équipe, dans une approche très inclusive, c’est comme ça que nous le faisons avec les membres de l’équipe, afin de trouver des solutions pour rendre ce calendrier de course intense durable pour chaque membre de l’équipe et c’est ce sur quoi nous nous concentrons maintenant. »

Chez Aston Martin F1, le chiffre de 25 laisse songeur ou sceptique... L’attention est portée bien sûr vers le personnel pour Otmar Szafnauer.

« Nous avons voté cette année pour le deuxième triplé de courses. Je pense que nous avons tous voté pour l’avoir. On va voir comment ça se passe. On est en plein milieu d’un triplé de courses maintenant. Nous avons eu quelques problèmes de fret et j’espère que cela ne se répétera pas, nous réfléchirons à la fin de cette année et nous parlerons à tous les mécaniciens et ingénieurs pour voir ce que nous pouvons faire pour leur faciliter la vie lors des déplacements sur toutes les courses. »

« Mais 23 sera difficile, 22 cette année n’est pas facile, donc pour arriver à 25 vous devez vraiment regarder comment ces Grands Prix sont répartis. Et il faut voir ce que nous faisons pour ne pas mettre une charge trop lourde sur le personnel qui voyage sur les Grands Prix. »

Moins de GP, plus de Sprints ?

Ne vaudrait-il pas mieux, pour alléger le calendrier tout en valorisant chacune des courses, organiser un calendrier avec 20 Grands Prix mais une dizaine de qualifications sprint ? Qu’en pense Otmar Szafnauer ?

« Si les épreuves de sprint génèrent des revenus plus élevés - et cela n’arrivera que si les fans, qu’ils soient sur le circuit ou qu’ils regardent à la télévision ou sur les médias sociaux, les apprécient plus que les séances de qualification normales que nous avons maintenant - c’est ce que nous devrions faire. Nous devrions suivre ce que les fans veulent. S’il y a une plus forte demande pour notre sport et que nous pouvons donc facturer un peu plus les événements, nous devrions suivre le modèle de revenus qui nous rapporte un peu plus d’argent. Andreas a mentionné que 20 courses avec une prime plus élevée pourrait être la solution. Si nous pouvons avoir moins de courses mais ne pas avoir une baisse de revenus, je suis tout à fait d’accord. »

Interrogé sur le même sujet, Seidl a lui botté en touche.

« En fin de compte, c’est Stefano Domenicali qui est en charge de la Formule 1 et il fait un travail sensationnel. Nous avons toute confiance dans le fait qu’il va y arriver, à court, moyen et long terme, et je pense qu’il vaut mieux lui adresser ces questions. »

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