Formule 1

McLaren s’unit à Renault contre ’les écuries B en F1’

Zak Brown veut changer le système de gouvernance

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Par A. Combralier

17 mars 2019 - 15:37
McLaren s'unit à Renault contre 'les (...)

Comme Renault et Williams, McLaren exhorte régulièrement la FIA à mettre fin au phénomène des écuries B, capables d’être compétitives à moindre coût (Haas, Alfa Romeo, Toro Rosso principalement).

La négociation des prochains Accords Concorde, qui entreront en vigueur pour 2021, est l’occasion rêvée pour ce faire. Grâce aux budgets plafonnés et à la standardisation de certaines pièces, la fin des écuries B serait rendue plus acceptable pour les principales concernées.

« McLaren est alignée sur le point de vue de Renault à propos de la direction future du sport » a assuré Zak Brown dans le paddock de Melbourne, faisant écho aux propos tenus par Cyril Abiteboul ce vendredi.

« Nous avons besoin d’un plateau plus nivelé, pas seulement pour McLaren, mais pour la grille entière. Cela signifie une redistribution plus juste des revenus. Je ne dis pas une égale distribution des revenus, mais une distribution plus juste. »

« Il faut un budget plafonné qui soit réaliste, un budget que beaucoup d’équipes pourront atteindre grâce à la redistribution des revenus, à l’argent de la FOM et aux sponsors. »

« L’ADN de la F1 a toujours résidé dans les constructeurs, donc je pense que les pièces utilisables devraient être listées, afin de mériter le statut de constructeur ; ou bien, il faudrait des pièces standardisées, si nous voulons aider les équipes qui n’ont peut-être pas les moyens de fabriquer des pièces listées. »

« Si cela aide les équipes qui n’ont pas la capacité à produire ces pièces, je n’y vois rien de mal. Toutes les équipes devraient concevoir leur voiture de manière indépendante. Mais des équipes ne devraient pas fournir des pièces à d’autres équipes – sans en fournir à toutes. Si nous stoppons cette pratique, la F1 serait rendue plus authentique, ce serait davantage un vrai championnat entre des constructeurs, et ce serait mieux pour tout le monde. »

Pour réformer la F1, il faudrait d’abord, selon Brown, réformer son complexe système de gouvernance. L’importance du Groupe Stratégie, monopolisé par six écuries (Ferrari, McLaren, Williams, Mercedes, Red Bull, Renault aujourd’hui), qui ont chacune un vote, ainsi que le nombre de voix attribué à la FOM (six) et à la FIA (six), complexifient le système de gouvernance aujourd’hui.

« La gouvernance du sport doit être revue, parce que beaucoup de règles mises en place ont été aggravées par un consensus venu des équipes » regrette le directeur exécutif de McLaren.

« Les équipes doivent avoir un mot à dire et un droit de vote, mais pas au point de pouvoir bloquer la mise en place d’un règlement, ce qui est extrême. »

« En dernier ressort, ce que les fans veulent, c’est davantage de vainqueurs différents, avec des champions différents. Nous y gagnerons tous. »

FIA

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