Formule 1

Les pilotes de F1 expriment moins leur personnalité de nos jours selon Prost

A l’époque, il y avait une vraie camaraderie entre les pilotes

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Par A. Combralier

13 mai 2020 - 13:01
Les pilotes de F1 expriment moins (...)

Alain Prost a fait ses débuts en F1 en 1980, et il est aujourd’hui toujours impliqué dans le sport à travers son rôle de directeur non exécutif chez Renault F1. Le Professeur a donc 40 années de présence en F1, sur les 70 ans d’existence que le sport fête en ce 13 mai !

Quand il considère aujourd’hui ses 40 ans de carrière, qu’éprouve Prost ? De la fierté ?

« Je regarde surtout le tableau d’ensemble » a-t-il confié pour le podcast « F1 Nation ».

« J’ai été chanceux depuis 1980, d’avoir vu l’évolution de la F1, avec de bons et mauvais moments, avec des accidents - des amis ou des gens sont morts. J’ai été très chanceux de voir la première voiture avec une monocoque en fibre de carbone, l’électronique, les moteurs turbo, l’effet de sol, j’ai été toujours fasciné par cette technologie. En fait, je pense que j’étais encore plus fasciné par la technologie, l’ambiance, que la victoire. Quand je gagnais des courses, j’étais heureux, mais j’étais encore plus heureux quand je revenais dans l’équipe et que je pensais à la course suivante. »

« Le sport était très dangereux, j’ai été très chanceux. Aujourd’hui encore les gens m’envoient des photos de ma McLaren à Watkins Glen, en 1982, j’avais eu une rupture de suspension, j’avais passé presque deux semaines à l’hôpital. Personne ne l’a su sur le moment mais j’ai été très chanceux, la vie peut toujours s’envoler. »

« Mais j’ai été très heureux d’avoir été en F1 pendant ces 40 ans. »

Alain Prost a côtoyé les meilleurs pilotes durant ces décennies… mais moins que l’aspect sportif, il retient la camaraderie qui existait à l’époque, avec une ambiance moins compétitive et plus véridique qu’aujourd’hui.

« Il y avait de grands caractères, mais nous étions aussi comme une famille. Une fois à Buenos Aires, j’étais le petit nouveau, ils arrivaient tous vers moi, me donnaient toutes sortes de conseils, nous étions tous dans le même hôtel. John Watson fut comme un père pour moi chez McLaren. »

« A l’époque les relations entre les coéquipiers étaient totalement différentes. J’ai été aussi très chanceux d’avoir Ayrton, parce que bien sûr il était totalement différent des autres aussi. Keke, Niki, tous avaient une très forte personnalité, et vous pouviez voir cette personnalité. Tous, enfin 90 %, m’ont apporté beaucoup du point de vue de la personnalité. Certaines années ont été un peu plus difficiles. »

« Aujourd’hui, c’est un peu plus difficile d’exprimer sa personnalité, avec les constructeurs, l’ambiance, la société accepte moins tout cela. »

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