Les patrons d’équipe soutiennent la FIA sur les pénalités pour les jurons
Wolff et Brown y voient du positif mais...
La FIA a publié sa nouvelle liste de sanctions en cas de manquements des pilotes, en F1 ou dans les autres catégories qu’elle gouverne, et celles-ci sont particulièrement sévères.
De la réprimande jusqu’à la suspension pour un mois d’un championnat, en passant par le retrait de points, le catalogue des pénalités à disposition des commissaires sportifs a été bien étoffé mais aussi bien cadré.
Est-ce une bonne chose ? Le GPDA a déjà révélé ne pas avoir été consulté et compte se réunir, certainement lors des essais hivernaux, pour voir quelle est la réponse à apporter.
Du côté des patrons, Toto Wolff, directeur de Mercedes F1 a plutôt un avis positif sur le fait de donner un cadre pour enlever de la subjectivité aux sanctions.
"Je pense que nous voulons voir des émotions dans la voiture, et il existe des moyens de le montrer ou non. Je pense aussi que nous avons une responsabilité envers tous les spectateurs," dit l’Autrichien.
"J’ai déjà dit à quel point mon jeune fils est exposé au sport et à des mots qui doivent être évité. Et comment il a déjà également entendu quelques mots désagréables de la part des pilotes."
"Pour moi, il y a une nécessité de réduire les jurons, ceux qui sont volontaires, marqués, pas sous le coup de l’émotion, ou à cause de mots dans le langage commun. Il y a la faute d’inattention et la faute volontaire."
Le directeur de l’équipe Mercedes souhaite aussi que soient prises en compte les différentes cultures qui entourent les pilotes et les fans.
"Certains mots sont acceptables dans d’autres cultures, mais ils peuvent être perçus différemment ailleurs. Je pense que les non-natifs, ceux qui ne sont pas Britanniques en particulier, ne comprennent souvent pas à quel point ce mot peut être grave ou nuancé."
"À cet égard, je pense que toute initiative est bonne, et si nous mettons un terme à certains jurons grossiers, ce sera positif."
Le président du GPDA, Alex Wurz, a suggéré que les autorités de la F1 devraient simplement utiliser le « bouton bip » pour supprimer le langage grossier des retransmissions.
Le PDG de McLaren, Zak Brown, est d’accord avec cela.
"Globalement, je suis favorable à cette idée de sanctions de la FIA. Mais il existe différentes situations. Si vous êtes en conférence de presse, ou dans une situation comme celle dans laquelle nous nous trouvons actuellement, je vous parle, vous me posez des questions, il n’y a aucune raison de jurer."
"Mais dans le feu de l’action, il peut arriver qu’un pilote jure sous son casque, et c’est tout autre chose. Mais en retardant la diffusion en direct de sept secondes, nous avons la possibilité d’empêcher toute diffusion inappropriée."
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