Formule 1

Les durs ont surpris Pirelli par leur performance en course

Leclerc en a fait bon usage, Hamilton et Vettel piégés

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Par A. Combralier

17 mars 2019 - 13:32
Les durs ont surpris Pirelli par (...)

Le Grand Prix d’Australie, comme prévu, a vu les stratégies à un seul arrêt se révéler plus efficaces : passer des tendres, puis des médiums, a été le choix opéré par Valtteri Bottas, Lewis Hamilton, Max Verstappen et Sebastian Vettel.

Néanmoins, le timing de l’arrêt aux stands a été différent entre Lewis Hamilton et Sebastian Vettel, qui se sont arrêtés plus tôt, et Max Verstappen et Valtteri Bottas, qui ont attendu une dizaine de tours supplémentaires (26e tour pour Max Verstappen). De ce fait, le pilote Red Bull a eu des pneus plus frais pour s’offrir Sebastian Vettel et menacer Lewis Hamilton en deuxième relais.

Seule une écurie a adopté une stratégie à plusieurs arrêts (si l’on excepte Daniel Ricciardo, qui est rentré aux stands pour abandonner) : Williams. Robert Kubica s’est même arrêté trois fois après avoir endommagé son aileron au premier virage.

Grâce à ce premier Grand Prix, Pirelli a récolté davantage d’informations sur ses pneus.

Les pneus C2, les durs à Melbourne, ont été en réalité « très efficaces » selon Pirelli, performants sans trop se dégrader, notamment en raison des températures élevées sur la piste (44 degrés). Ce fut le choix effectué, avec succès, par Charles Leclerc en deuxième relais.

Les C3 (médiums à Melbourne) ont été en revanche moins performants, surtout sur la Mercedes de Lewis Hamilton et la Ferrari de Sebastian Vettel. Beaucoup de pilotes ont néanmoins effectué des relais de plus de 40 tours avec ces C3.

Avant la course, Pirelli estimait que les C3 seraient les meilleurs pneus pour le deuxième relais ; après l’arrivée, rien n’est moins sûr…

Les C4, soit les tendres rouges à Melbourne, ont été les pneus de départ obligatoires du top 10. La longueur du premier relais avec ces pneus a largement varié, ce qui a évidemment eu une influence sur les performances en deuxième relais.

« Tous les trois composés ont bien répondu aux exigences spécifiques de Melbourne et ont été utilisés de manière exhaustive » se félicite Mario Isola, le responsable de Pirelli.

« Nous avons vu une variation intéressante de stratégies. Des pilotes ont utilisé des pneus différents pour faire des relais d’une longueur différente. Et pour les plus mal classés sur la grille, des stratégies alternatives leur ont permis de remonter dans le peloton. »

« Notre but cette année est de fournir des pneus qui permettent aux pilotes de pousser du début à la fin de chaque relais. Le fait que Valtteri Bottas a signé le meilleur tour juste à la fin de la course, dans un combat serré contre Max Verstappen pour ce point bonus, souligne à quel point cet objectif a été atteint. »

Pirelli

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