Formule 1

Les budgets plafonnés ne sont pas un sujet pour 6 ou 7 équipes sur la grille

Ainsi que le rappelle Vasseur, les écuries de pointe sont surtout concernées

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Par A. Combralier

17 novembre 2019 - 11:48
Les budgets plafonnés ne sont pas un (...)

Les budgets plafonnés, qui entreront en vigueur à partir de 2021, pourront-ils vraiment réduire les écarts massifs de performance, entre milieu de grille et écuries de pointe ? Ou bien leur entrée en vigueur tardive – alors que les dépenses ne seront pas limitées en 2020 pour développer la voiture 2021 – va-t-elle lourdement hypothéquer les résultats attendus ?

Le constat est différent selon que l’on se positionne du côté d’une équipe de pointe ou d’une équipe de milieu de grille. Ainsi, pour Red Bull, Christian Horner rappelle que l’adaptation aux budgets plafonnés ne sera pas une sinécure.

« Il faut se rappeler que les budgets plafonnés sont fixés pour une période de cinq ans, donc pour les trois écuries de pointe, c’est certainement un défi considérable que de se mettre en position de respecter ce plafond à partir de 2021. Et bien sûr, une fois que nous y serons, il faudra rester à ce niveau pendant cinq ans. Donc même s’il pourra toujours y avoir une certaine divergence entre les équipes plus petites et les équipes plus importantes, pendant un certain temps, j’espère qu’avec la croissance continue des revenus dans le sport, et les plans de Liberty Media, la situation finira naturellement par converger. »

« La frustration au sujet de ce règlement, c’est qu’il fait de 2020 une année très coûteuse, parce que nous aurons trois projets de front à mener : la voiture actuelle à développer, les essais Pirelli à mener avec une sorte de voiture intermédiaire, et bien sûr le développement d’une nouvelle voiture avec un tout nouveau règlement. Donc 2020 sera un gros défi. »

Mais si l’on bascule du côté des écuries de milieu de grille, la donne est tout à fait inverse…

« Nous sommes encore très loin du plafond budgétaire » rappelle ainsi Otmar Szafnauer, le directeur d’écurie de Racing Point.

« Donc les budgets plafonnés n’auront pas de grandes conséquences pour nous, mais pour certaines écuries de pointe qui devront peut-être réduire leur taille. »

« Mais je suis sûr que ça aura un impact sur le court terme et qu’ensuite, ces écuries de pointe atteindront un point d’équilibre, où elles pourront continuer à être fortes. Mais je pense que ça aura un impact au début. »

Frédéric Vasseur, pour Alfa Romeo, veut retenir un autre point important selon lui, la stabilité du règlement pendant une certaine période de temps.

« Les budgets plafonnés n’affecteront pas du tout 6 ou 7 équipes sur la grille. Cela affectera les écuries de pointe mais d’un autre côté, elles auront plus de ressources pour développer la nouvelle voiture l’an prochain. »

« Mais le plus important pour moi, c’est la stabilité du règlement pendant une certaine période. Mais si nous changeons de règlement à nouveau en 2023 ou 2024, ce sera très difficile pour les petites écuries de tirer un avantage de ce nouveau règlement. »

Toyoharu Tanabe, le directeur technique de Honda, rappelle que les budgets plafonnés ne s’appliqueront pas aux motoristes, ce qui ne doit pas être négligé.

« Mais dans le règlement, nous avons une limitation sur le volume de tests, une grande réduction qui s’appliquera aux équipes. Pour ce qui nous concerne, du côté de l’unité de puissance, nous essaierons de développer une unité de puissance forte qui puisse rendre les courses plus amusantes. »

FOM (Liberty Media)

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