Formule 1

Leclerc : J’ai gagné en Italie parce que j’ai perdu en Autriche

Il a appris à défendre de manière plus virile pour sauver la 1ere place

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Par A. Combralier

9 septembre 2019 - 08:41
Leclerc : J'ai gagné en Italie parce (...)

Charles Leclerc a remporté sa deuxième victoire en carrière à Monza – un succès dont il se souviendra longtemps, tant la ferveur des tifosi était aussi intense que compréhensible, neuf années après le dernier succès d’une Ferrari sur le tracé transalpin.

Résister à la pression des deux Mercedes fut pourtant une tache immensément complexe pour le Monégasque, privé du secours de son coéquipier Sebastian Vettel.

« Beaucoup de choses me sont passées par la tête, durant et après la course » confiait Charles Leclerc après l’arrivée. « Beaucoup d’émotions. »

« La course fut très difficile, Lewis était derrière moi. Le plus gros écart avec lui fut de 1,7 ou 1,8 seconde, il était juste là donc. Je sais qu’il commet rarement des erreurs. J’en ai commis, moi, quelques-unes, qui ne m’ont jamais coûté une position. Une fois, c’est passé tout proche… C’était fou. Et après avoir franchi la ligne d’arrivée, j’ai laissé mes émotions s’exprimer à la radio. »

« Il y a eu 53 tours, mais j’ai eu l’impression qu’il y en avait bien plus. Il y avait beaucoup de pression. Mais maintenant, c’est juste du pur bonheur. »

« Je n’ai eu le temps de penser à ce que gagner à Monza signifierait qu’un peu, que pendant la longue ligne droite de 200 mètres. Nous étions rapides en lignes droites, pas durant toute la ligne droite cependant. Je pensais donc très rapidement ! »

« C’est la première fois de ma vie que je sens que j’ai gagné grâce à mon mental. Depuis mercredi, le soutien que nous avons reçu à Monza... c’est juste incroyable. Je voulais juste gagner pour tous nos fans qui étaient là, pour l’équipe. Cela a ajouté un peu de pression, mais j’ai de toute façon été beaucoup mis sous pression du premier au dernier tour. »

« Je ne crois pas que vous puissiez comprendre quoi que ce soit de ce que j’ai dit à la radio ! Mais c’était absolument incroyable. Le podium aussi. Cela dépasse tous les rêves que j’ai eus étant enfant. Incroyable. »

Le choix de Ferrari de passer en durs pour le second relais, et non en médiums comme chez Mercedes, a sans doute été décisif.

« La stratégie était bonne. Nous avons été dans une situation délicate, parce qu’il y avait deux Mercedes derrière et j’étais la seule Ferrari ; ils pouvaient partir sur un long premier relais avec une voiture, et s’arrêter plus tôt avec la deuxième. C’était délicat, mais nous avons fait les bons choix avec les durs. »

« Mais ces pneus étaient assez difficiles à gérer. Après quelques tours, leur performance chutait peu à peu, sur les quatre pneus, et je souffrais un peu en bloquant les pneus avant. Vers la fin j’ai commencé à perdre les pneus arrière. J’ai donc perdu un peu de performance. Les pneus n’étaient pas en mauvais état. J’aurais pu encore tenir ainsi pendant pas mal de tours. Mais je souffrais surtout avec le train arrière. »

La défense, virile, de Charles Leclerc face à Lewis Hamilton, a également plu ou déplu aux spectateurs. Le pilote Ferrari a d’ailleurs écopé d’un drapeau noir et blanc pour avoir forcé la Mercedes à sortir des limites de la piste.

« Depuis le Red Bull Ring il est clair que nous pouvons aller un peu plus loin pour attaquer et dépasser. L’Autriche m’a aidé à changer mon approche et aujourd’hui, grâce à cela, j’ai réussi à gagner. C’était très limite, mais je suis heureux de courir ainsi. »

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