Formule 1

Leclerc décrit Vettel comme ‘un grand frère impossible à battre dans ses bons jours’

Il revient sur sa relation avec son ancien coéquipier

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Par Alexandre C.

23 juillet 2021 - 17:16
Leclerc décrit Vettel comme ‘un grand (...)

L’an dernier, Charles Leclerc avait inscrit presque trois fois plus de points que Sebastian Vettel chez Ferrari (98 contre 33).

Pour autant comme il l’a confié au podcast "Beyond the Grid", le jeune pilote Ferrari garde toujours son ancien coéquipier, quadruple champion du monde, en très haute estime.

Ainsi quand on lui demande qui était son coéquipier le plus fort en F1, Charles Leclerc répond : « Je ne saurais dire entre Seb et Carlos, je pense. »

Cela peut sembler paradoxal étant donné l’année 2020 terrible de Sebastian Vettel, et pourtant, le Monégasque s’est expliqué sur son jugement…

« Seb, dans ses bons jours - je veux dire… la dernière année [en 2020] a été plus difficile pour Seb, mais dans ses bons jours, il était juste incroyable, et juste incroyablement difficile à battre, voire impossible. Et Carlos est juste très, très régulier, donc ce sont des approches différentes, mais les deux sont très, très forts. »

Si Carlos Sainz et Sebastian Vettel sont d’un niveau proche selon Charles Leclerc, il existe une différence claire entre ces deux pilotes : leur différence d’âge.

« Avec Seb, c’était une relation un peu différente. Je le voyais un peu plus comme un grand frère. Je veux dire, il avait tellement d’expérience que c’était différent, ce n’était pas le même type de compétition que j’avais avec Seb qu’avec Carlos. »

« Avec Carlos, nous avons plus ou moins le même âge, nous sommes très compétitifs sur tout. Seb avait plus d’expérience, donc il était un peu... c’était un peu moins compétitif avec tout. »

« Si je voulais gagner quelque chose, il me laissait un peu gagner et j’étais heureux et il s’en fichait. Mais une fois que vous mettez le casque, toute cette relation s’arrête. Vous pensez juste à la performance, vous pensez juste à essayer d’extraire le maximum de la voiture, et surtout, à battre le gars qui a la même voiture que la vôtre. »

La relation avec Sebastian Vettel fut cependant parfois électrique pour Charles Leclerc : comme en témoigne le fameux accrochage fratricide à Interlagos il y a deux ans, ou encore en Styrie l’an dernier.

« Ce n’était pas si dur en fait comme relation. Je veux dire que le Brésil était probablement le moment où c’était assez difficile, mais juste après la course, seulement juste après la course. Évidemment, dans la chaleur du moment, ce n’est pas facile. »

« Ensuite, je pense que la chose qui a été la plus difficile à gérer, c’est à quel point les médias entrent en jeu et... essaient de rendre les choses excitantes, et de faire croire aux gens qu’il y avait des tensions alors qu’il n’y en avait pas. »

« Nous savions qu’il n’y avait pas de tensions, mais on nous demandait aussi à chaque course à laquelle nous participions s’il y avait des tensions, et je pense que nous l’avons très bien géré. »

« En Autriche, je pense que c’était assez simple, parce que chaque fois que je fais une erreur, je lève la main, et c’est tout. Pour le Brésil, j’avais mon opinion, il avait son opinion, et nous n’avons jamais vraiment eu la réponse que nous voulions tous les deux. Donc en gros, c’est resté comme ça. Mais nous avons très bien géré la situation et il n’y a jamais eu de tensions. »

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