Formule 1

Le promoteur du GP du Canada n’est pas intéressé par la Formule E

Priorité à la Formule 1

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Par Olivier Ferret

16 mai 2019 - 16:37
Le promoteur du GP du Canada n'est (...)

Le promoteur du Grand Prix du Canada a dévoilé hier à la presse les nouvelles installations du paddock sur le circuit Gilles Villeneuve, même si les travaux ne sont pas encore totalement terminés sur le nouveau bâtiment qui accueillera les équipes, les médias et la direction de course le long de la voie des stands.

Ces nouvelles infrastructures pourraient donner envie à Montréal de développer davantage la compétition automobile et accueillir plus de courses.

François Dumontier, le promoteur, n’y est pas totalement opposé. La priorité reste déjà la Formule 1 et il semble exclure toute venue de l’autre série montante de la FIA, la Formule E.

"Nous avons eu des discussions avec le fondateur de la FE, Alejandro Agag lors de la saison inaugurale, en 2013-2014," commente-t-il au Journal de Montréal.

"La démarche consistait à utiliser une partie du circuit, car on savait qu’on ne pouvait faire rouler les voitures sur toute la longueur du tracé en raison de l’autonomie limitée des batteries. C’est vrai qu’on avait les infrastructures, les garages, les murets de protection, etc. pour l’organiser. Mais après analyse du contrat, on perdait 13 à 14 millions de dollars. Alors on s’est retiré du projet."

"Quand je regarde le championnat en général, ce n’est pas une série intéressante. Très souvent, des villes ont organisé une course une fois et se sont désistées dès l’année suivante."

"Il y a beaucoup d’instabilité en Formule E. Je pense que les constructeurs automobiles quittent d’autres séries, dont le Championnat du monde d’endurance et la série allemande de voitures de tourisme (DTM), pour avoir bonne conscience. C’est une formule... marketing, et rien d’autre."

"Donc, ma réponse est non. La Formule électrique ? Jamais ! Ce n’était pas viable à l’époque et ce ne l’est pas plus aujourd’hui."

Dumontier met tout de suite un peu d’eau dans son vin.

"Si la mairesse Valérie Plante m’approche pour discuter, c’est sûr que je vais accepter de m’asseoir avec elle. On a une belle relation mais de prime abord, ce n’est pas un projet qui m’intéresse."

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