Le physio de Verstappen aurait pu lui coûter une pole position

Bradley Scanes raconte la pression liée à son rôle

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Par Emmanuel Touzot

20 août 2022 - 15:23
Le physio de Verstappen aurait pu (...)

Bradley Scanes est le préparateur physique de Max Verstappen, et son rôle est aussi de faciliter les tâches quotidiennes du pilote qu’il entoure. Parmi les tâches qui lui incombent, on trouve la préparation des casques, ce qui lui a valu des moments d’inquiétude, quand sa préparation aurait pu coûter des tours qualificatifs au pilote Red Bull.

"J’ai eu quelques moments de tensions, deux choses identiques les deux fois" se souvient Scanes dans le podcast MotorMouth. "C’est de laisser une bande de sécurité à l’intérieur d’une visière. C’est comme une bande anti-buée."

"Si vous laissez ça à l’intérieur, le pilote ne peut pas voir à travers la visière. Et donc, tout le monde est là à attendre qu’il sorte pour les qualifications, l’heure tourne et il doit sortir et faire son tour."

"Je suis là avec une paire de ciseaux pour essayer de l’enlever, et c’est très difficile à faire si vous avez déjà mis la visière. Et j’essaie juste d’attraper les extrémités pour pouvoir l’enlever. Nous avons perdu environ 30 secondes pour sortir du box, 15 secondes de plus et nous n’aurions probablement pas eu le temps de faire le tour."

Un rôle qui peut faire gagner ou perdre une course

Scanes admet qu’il a la pression d’avoir un rôle décisif pour la préparation de son pilote, mais reconnaît que la pression est moindre pour lui, grâce à la capacité d’adaptation de Max Verstappen en cas de problème.

"Si vous faites une erreur, vous pouvez potentiellement perdre une victoire en course. S’il a son casque de secours, ou si quelque chose se passe, Max ne s’élance pas pour la course dans le bon état d’esprit. Mais c’est facile de travailler avec lui, parce qu’il a un état d’esprit si fort."

"La raison pour laquelle nous nous entendons si bien est probablement que nous venons de milieux très similaires. Nous aimons tous les deux gagner et nous sommes tous les deux très compétitifs."

"Et ça fonctionne. J’ai vu d’autres relations au sein du paddock où certains pilotes font une mauvaise performance le samedi et leur week-end est terminé."

"Il n’y a aucune chance qu’ils rebondissent le dimanche parce que c’est trop dur pour eux d’apprendre. Alors que nous, nous pouvons faire avec, mettre ça de côté, passer à autre chose et décider quel sera le prochain objectif."

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