Formule 1

Le confinement a rappelé à Kubica sa convalescence après son accident…

Deux périodes douloureuses

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Par A. Combralier

2 juin 2020 - 13:10
Le confinement a rappelé à Kubica sa (...)

Robert Kubica ne sera pas que le pilote d’essais d’Alfa Romeo cette année, puisqu’il courra aussi, en tant que titulaire, en DTM. La F1 comme le DTM sont bien sûr à l’arrêt depuis plus de deux mois, mais la reprise s’amorce pour cet été.

Même s’il confie son impatience de la reprise, le Polonais ne cache pas non plus son anxiété : car selon lui, organiser un Grand Prix de F1 est plus complexe qu’organiser un évènement d’un autre sport. La situation est ainsi très évolutive, et Robert Kubica ne prend rien pour acquis.

« La situation est toujours dynamique, mais une chose est sûre. »

« L’envie de reprendre d’organiser des courses - qu’il s’agisse de F1 ou de DTM - est grande. »

« Mais la situation de la F1 n’est pas facile pour des raisons d’organisation. »

« Organiser un Grand Prix est beaucoup plus compliqué qu’un match de football. Les courses se déroulent dans le monde entier, où se réunissent des personnes venant de tous les pays du monde. Et il y a des législations différentes selon les pays. »

« En ce moment, certains magasins et restaurants sont déjà ouverts, d’autres non. La situation est donc dynamique, mais j’espère que tout va lentement s’éclaircir. »

Robert Kubica regarde cependant aujourd’hui l’évolution de la F1 avec un œil plus distant, n’étant plus titulaire cette année après une année en fond de grille chez Williams.

Il avoue d’ailleurs que son retour l’an dernier a été étrange dans un paddock qu’il ne reconnaissait presque plus, et juge que l’arrivée de Liberty Media a contribué à changer nettement les choses.

"Huit années d’absence, c’est beaucoup. Beaucoup de pilotes, et même de journalistes, ne me connaissaient pas, et ceux qui gèrent le sport ne l’ont pas fait toute leur vie. Si [Bernie] Ecclestone avait encore été là, ça aurait été probablement différent."

L’ancien de Renault assure ne pas ressasser aujourd’hui le passé et notamment son grave accident de rallye en 2011, qui l’a potentiellement privé d’une suite de carrière brillante en F1, avec pourquoi pas un volant aux côtés de Fernando Alonso à Maranello.

Mais Robert Kubica ne regrette rien et n’a aucune amertume… Quoique !

« En regardant comment Ferrari s’en est sorti pendant ces saisons, j’en doute [d’avoir des regrets], mais qui sait. »

« J’essaie de ne pas penser aux choses de cette façon de toute manière. Si c’était le cas, je ne serais pas là. Ce n’était pas facile. »

« Honnêtement, c’est l’une des rares choses qui font encore mal aujourd’hui. Ce quelque chose qui était à ma portée ne pouvait plus tomber entre mes mains. »

« Il serait facile d’avoir des regrets, mais ce n’est pas le cas. J’ai dû surmonter ces pensées d’une manière ou d’une autre et vivre avec ce qui s’est passé. »

Et durant ces mois de confinement, Robert Kubica a eu bien le temps de ressasser ces occasions manquées…

« Pendant l’épidémie, nous avons clairement fait l’expérience que nous n’étions pas supposés rester à la maison parce que nous manquons alors de ce qui nous motive chaque jour. Il m’était arrivé la même chose, et cela durait depuis 2011. Soudain, en un instant, j’ai perdu ce qui était presque toute ma vie » conclut-il non sans émotion.

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