Latifi admet un manque de confiance ‘dangereux’ dans sa Williams F1

Il manque de confiance ‘partout’

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Par Alexandre C.

28 avril 2022 - 09:58
Latifi admet un manque de confiance (...)

Pendant que son coéquipier Alexander Albon a fini 10e et 11e des deux derniers Grands Prix, Nicholas Latifi n’a lui pas fait mieux que 16e cette année.

Avec en prime de trop nombreux crashes, en particulier en Arabie saoudite… Jusqu’à quand Williams aura-t-elle la patience de payer la facture ?

De quoi le mettre au centre d’une très grosse rumeur ces dernières heures : il pourrait perdre sa place chez Williams en cours de saison, au profit d’Oscar Piastri, si les choses ne s’améliorent pas rapidement de son côté.

Le Canadien s’est déjà défendu en disant que sa Williams était imprévisible… mais pourtant Albon ne se crashe pas autant dans l’autre F1 bleue (et noire).

« Depuis l’Arabie Saoudite, je n’ai pas eu de bonnes sensations avec la voiture, même avant les accidents » a-t-il confié.

« N’importe quel pilote le dira, quand vous n’avez pas confiance dans la voiture qui est en dessous de vous [ou] dans ce qu’elle va faire, c’est très dangereux. »

Ce commentaire est étonnant : pourquoi la FIA laisserait-elle en piste un pilote dans une voiture qu’il juge lui-même dangereuse ? Nicholas Latifi précise alors.

« Évidemment quand je dis dangereux, je ne veux pas dire relativement à la sécurité, je veux dire en termes de la voiture qui vous surprend, ça vous conduit à avoir des incidents. A ne juste pas être à l’aise pour pousser à la limite. »

« Même lorsque le rythme est relativement bon, ou fort, ce n’est pas nécessairement que j’ai toujours le sentiment que "Ok, je suis heureux de la façon sur mon ressenti dans la voiture. »

« C’est quelque chose qui viendra avec le temps, donc, dans ce sens, [je suis] heureux d’avoir pu faire [à Imola] tous les tours d’une course aux conditions très délicates, donc je prends ces points positifs. »

Nicholas Latifi semble ici se satisfaire… d’avoir vu le drapeaux à damiers d’une course de F1.

Le problème du pilote Williams serait ainsi un problème de confiance, et non de talent. Mais où le Canadien manque-t-il de confiance avec sa FW44 ?

« Partout. Dès que vous n’êtes pas à fond sur les lignes droites. »

Et comment explique-t-il qu’Alexander Albon, nouveau venu dans l’équipe, s’adapte bien mieux à ce nouveau règlement aérodynamique de 2022 ?

« De toute évidence, Alex est plus à l’aise avec la voiture. Indépendamment du rythme de la voiture, nous savons que nous manquons d’appui aérodynamique, nous savons que nous avons des problèmes d’équilibre. C’est clair. »

« Mais il fait un meilleur travail de gestion, donc je dois arriver à ce niveau. Pour moi, c’est juste une question de sensation et de confiance avec la voiture. Ce n’est pas une question de style de pilotage, si je freine trop tard, je n’ai pas assez de vitesse, ceci et cela. »

« Parce que, si vous ne ressentez pas la confiance de la voiture, vous ne pouvez pas commencer à travailler sur les aspects plus techniques lorsque vous devrez éventuellement travailler sur ces choses, mais ce sera toujours le cas. »

« Donc, la confiance d’abord, et ensuite tout le reste est secondaire, vraiment. »

Les progrès de Nicholas Latifi viendront-ils des évolutions amenées pour améliorer la stabilité de la FW44 ? Ou du pilote lui-même et de ses gains en confiance ?

« Il y aura un peu des deux. »

« Évidemment, si un pilote de l’autre côté du garage n’est pas satisfait du comportement de la voiture, mais qu’il est au moins capable de mieux la gérer, vous pouvez dire que je dois absolument essayer d’atteindre ce niveau. »

« Depuis l’Arabie Saoudite, ce n’est pas le cas. Chaque tour que je fais, j’ai honnêtement l’impression que ça ne fait aucun progrès. »

« Ok, à Imola peut-être, parce que vous avez tellement de tours avec des conditions vraiment délicates. Donc, il pourrait certainement y avoir quelques changements à faire pour que ça continue à aller dans le bon sens vers moi. »

« Pas dans le sens de stabiliser la voiture, parce que ce n’est pas ce que nous devons faire. Nous l’avons fait en Australie, et ça n’a pas marché. Donc il y a d’autres paramètres avec lesquels vous pourriez jouer, peut-être pour essayer d’avoir une voiture plus tolérante. »

« Donc oui, c’est quelque chose à laquelle il faut penser pour l’avenir. »

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