La McLaren F1 est ‘saine’, les évolutions arrivent pour débloquer son potentiel

Mais pas à Djeddah, explique Seidl

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Par Alexandre C.

27 mars 2022 - 10:05
La McLaren F1 est ‘saine', les (...)

La MCL36 a grandement souffert à Bahreïn lors de la première course, car elle pâtit d’un manque général d’appui selon Lando Norris.

Il aurait été tentant alors pour l’équipe d’amener des évolutions dès ce week-end à Djeddah, pour commencer à redresser la barre. Cependant, le calendrier chargé (une semaine d’écart seulement avec Bahreïn) ne facilitait pas cette tâche.

Andreas Seidl, le directeur de l’écurie McLaren en F1, a également livré une explication complémentaire : si McLaren n’a pas amené d’évolutions, c’est en raison du travail acharné qu’il a fallu abattre entre les essais hivernaux et la première course, pour résoudre les problèmes de freins. Une occupation qui a vampirisé l’apport d’évolutions selon le directeur d’écurie.

« Avec tout notre travail d’urgence pour éteindre l’incendie [le problème lié aux freins] que nous avons dû mener entre les essais hivernaux et la course de Bahreïn, l’équipe était très, très occupée pour se concentrer pleinement sur cette mission, et cela nous a enlevé la capacité de faire d’autres choses en parallèle, ce qui est évidemment un compromis. »

« En même temps, les pièces que nous avons en projet - et nous en avons - ne sont pas encore prêtes pour cette raison, ou ne constituent pas vraiment un progrès pour ce circuit spécifique à Djeddah. »

« Par exemple, nous sommes satisfaits de l’aileron arrière que nous avons mis en place ici et que nous avons également utilisé à Bahreïn. »

Seidl confirme les propos de Lando Norris et Daniel Ricciardo : cette McLaren ne souffre d’aucun défaut particulier, à part un manque général d’appui. Il n’y a aucun vice caché donc, mais est-ce pour autant une bonne nouvelle ? Sera-t-il possible de régler le problème par quelques évolutions en quelques courses ?

« Nous voyons clairement que nous n’avons tout simplement pas assez de performance, nous n’avons pas assez de grip, ce qui est, en fin de compte, le résultat d’un manque de grip mécanique et, en même temps, de charge aérodynamique sur la voiture. »

« C’est là-dessus que nous travaillons, pour voir comment débloquer plus de performance le plus rapidement possible, ou apporter plus de performance à la voiture avec de nouvelles pièces. »

« Nous n’avons pas vraiment de problème spécifique, la voiture fonctionne... il n’y a pas de problème spécifique en termes d’équilibre quand on écoute les commentaires des pilotes. Nous avons une plateforme saine, c’est juste l’adhérence globale qui manque. »

« La chose la plus importante dans ces situations où vous manquez de performance, est d’avoir une idée claire du pourquoi. »

Quoi qu’il en soit, McLaren a le sentiment de revenir des années en arrière - en 2018 par exemple - alors que l’équipe était sur une phase ascendante depuis plusieurs années.

N’est-ce pas un coup au moral, un vrai coup de bambou pour l’équipe ? Seidl préfère voir le positif...

« Après le bon développement que nous avons eu dans l’équipe au cours des trois dernières années, où le soleil brillait toujours et où nous avancions toujours, c’est la première fois que nous avons connu un tel revers pour nous en tant qu’équipe. »

« C’est un test maintenant, où nous pouvons montrer que tout ce que nous avons mis en place en termes d’organisation, en termes de culture, pour montrer que sommes capables de faire face à cette situation. »

« Nous savons maintenant sur quoi nous devons travailler et quel est l’objectif à atteindre. C’est ce sur quoi toute l’équipe se concentre maintenant. »

« Il était important après Bahreïn que nous ayons ce reality-check pour nous assurer que nous transformions cette déception que nous avons tous ressentie le plus rapidement possible en une énergie positive. »

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