Formule 1

La manœuvre de Schumacher sur Villeneuve en 1997 ? Une forme de ‘protection’ pour Todt

22 ans après, retour sur cet incident fameux…

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Par A. Combralier

8 septembre 2019 - 08:32
La manœuvre de Schumacher sur Villeneuve

Le Grand Prix d’Europe 1997, disputé sur l’étroit tracé de Jerez de la Frontera, fut le pinacle de l’affrontement entre Jacques Villeneuve et Michael Schumacher pour le titre mondial. Le Kaiser disposait d’un point d’avance sur le Canadien avant la dernière épreuve de la saison, et devait impérativement empêcher Villeneuve de s’imposer. A mi-course, pourtant, la Williams klaxonnait derrière la Ferrari ; Villeneuve tenta un dépassement, sans trop de risques apparents, dans un virage à droite ; Michael Schumacher, immédiatement, braqua désespérément son volant sur la Williams pour tenter, par tous les moyens, de bloquer le passage.

La Ferrari dut abandonner tandis que la Williams, endommagée, put continuer la course ; Villeneuve ralentit délibérément le rythme pour laisser les McLaren filer vers un doublé.

La FIA décida, par la suite, de sanctionner Michael Schumacher pour cette manœuvre anti-sportive : l’Allemand fut exclu du classement pilotes (aucun point marqué) mais put conserver ses poles, victoires et meilleurs tours dans son palmarès personnel.

Jean Todt dirige aujourd’hui la FIA, mais en 1997, il était bien sûr l’emblématique patron de de la Scuderia.

Vingt-deux années après ce fameux incident, le Français est revenu sur l’affaire de Jerez… et son point de vue demeure plus proche de Michael Schumacher que de la FIA.

« Je ne fus pas surpris, cela fait partie de l’histoire du sport auto » a commenté Todt.

« Vous avez bien d’autres exemples, bien pires que ce cas. Si vous vous rappelez Prost-Senna, pendant deux années d’affilée [incidents au Japon…]… »

« Donc cela fait partie de la controverse qui existe en sport auto, en F1. Je ne dis pas que c’est toujours bien, mais cela fait partie de l’histoire de la F1. Aujourd’hui, nous voyons toujours ce genre de choses. »

« C’était une protection, Michael voulait protéger sa position. Il ne l’a pas bien protégée, parce que s’il l’avait bien protégée, cela aurait marché, et cela n’a pas marché. Il fut lourdement puni, l’équipe a été punie, mais quand j’en parle 22 ans plus tard… cela a créé des sentiments uniques dans notre équipe, entre nous, parce que nous sommes restés unis, personne n’a voulu s’échapper. »

« Il faut accepter la pression, les défis rencontrés par les pilotes pour obtenir leurs résultats, ce dont ils rêvent. Donc parfois, le moyen de l’obtenir, n’est pas rationnel, mais vous ne le réalisez pas dans la chaleur du moment. Vous faites des choses que vous ne feriez pas, si vous y repensiez avec attention. »

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