La FIA admet qu’il est trop tôt pour se passer du DRS en F1

Tombazis rassure aussi Binotto sur le contrôle des budgets des équipes

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Par Olivier Ferret

6 avril 2022 - 10:58
La FIA admet qu'il est trop tôt (...)

Nikolas Tombazis admet que la Formule 1 n’est pas prête à se débarrasser du système DRS malgré le succès apparent des nouvelles règles aérodynamiques.

Le responsable technique de la FIA se dit agréablement surpris par le spectacle offert lors des deux courses d’ouverture de la nouvelle ère de l’effet de sol.

"Je n’aurais pas été surpris s’il y avait eu une seule voiture capable de dominer. Nous avons donc pris un meilleur départ que prévu, avec deux équipes au moins capables de lutter pour des victoires. Nous avons donc pu voir tout de suite des dépassements. Je m’attends également à ce que d’autres équipes se battent au sommet dans les mois à venir."

Cependant, il n’est pas totalement convaincu que la nouvelle bataille de Max Verstappen contre Charles Leclerc sera finalement aussi proche et intense que le duel de 2021.

"Pour une situation comme l’an dernier, où lors de la dernière course, nous avions deux pilotes à égalité de points, cela demande aussi de la chance. Et ce n’est pas le but du règlement. On peut juste l’espérer."

Et tandis que certains se demandent si les voitures à effet de sol peuvent désormais produire des courses spectaculaires sans le DRS, Tombazis admet que la F1 n’est pas prête à s’en passer.

"Ce serait bien de l’éliminer mais avec des voitures qui produisent tellement de charge et avec un effet de sillage qui, bien que réduit, est toujours là, cela ne peut pas être fait. Cependant, les zones du DRS peuvent être raccourcies. Nous ne voulons pas que les dépassements soient faciles."

Tombazis a également été interrogé sur les inquiétudes du patron de Ferrari, Mattia Binotto, au sujet du contrôle du plafond budgétaire, qui doit être parfait pour empêcher que des équipes contournent le strict plafond budgétaire de 140 millions de dollars.

"Notre tout premier objectif est de garder le championnat propre. La réglementation d’aujourd’hui nécessite beaucoup plus de ressources pour vérifier cela. Dans le passé, nous devions peser les voitures et vérifier leur légalité en piste, nous n’avions pas à inspecter ce que les entreprises faisaient chez elles."

"Mais nous avons une équipe compétente dirigée par Federico Lodi. Mattia peut être rassuré, nous faisons tout pour garder la situation sous contrôle."

Il a aussi rejeté l’affirmation du patron de Mercedes, Toto Wolff, selon laquelle les équipes ne devraient pas avoir à inclure d’énormes coûts de réparation dans leur plafond budgétaire pour des accidents comme celui de Mick Schumacher à Djeddah.

"Non," dit Tombazis. "Si j’ai un accident et que je détruis ma voiture, je dois dépenser moins pour le reste. Et ça a toujours été comme ça. Il existe de nombreuses exemptions au plafond budgétaire - il y en a tellement qu’elles devront être révisées d’ailleurs. Mais elles ne couvrent pas les accidents comme celui de Mick."

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