La F1 risque de saturer son public avec un tel calendrier

L’épuisement professionnel revient aussi dans le débat

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Par Olivier Ferret

29 septembre 2022 - 13:35
La F1 risque de saturer son public (...)

Le calendrier de course en constante expansion de la Formule 1 pourrait ne plus devenir durable voire supportable à l’avenir.

C’est le point de vue de l’ancien pilote de F1 Ralf Schumacher, qui disputait un calendrier de 17 courses lorsqu’il a fait ses débuts en 1997.

Dix ans plus tard, lorsque qu’il a pris sa retraite, le calendrier n’était encore que de 17 courses - mais il a explosé pour atteindre un record de 24 pour 2023.

"La constante expansion du calendrier est un projet passionnant pour la F1 mais il est également légèrement inquiétant. Je suis curieux de savoir combien de personnes peuvent continuer sur le long terme," dit-il.

"Je pense que la question de l’épuisement professionnel chez les mécaniciens ne peut pas être complètement écartée. Cela doit être horrible pour eux. Ils ne voient même plus leurs familles."

Une autre préoccupation pour Schumacher est que 24 courses pourraient aussi dépasser le point de saturation en ce qui concerne le public. D’autant plus qu’avec 6 sprints en 2023, cela fait en réalité 30 courses !

"Quand je parle à des amis, ils me disent parfois ’La Formule 1 est de retour ? Je ne savais pas qu’elle s’était arrêtée !’ Mais quand la F1 prend une courte pause, d’une manière ou d’une autre, elle manque. Je me surprends à penser ’Pas de course ce week-end - qu’est-ce que je vais faire dimanche ?’ Mais nous sommes les passionnés les plus fous de ce sport."

"Pour le grand public, inévitablement il va falloir faire des choix avant presque un week-end sur deux sur une année entière avec de la F1 à la télévision. Les gens ont d’autres loisirs et s’il y a une domination, 24 courses, ce sera très, très long..."

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