Formule 1

La F1 devrait plus communiquer sur la formidable efficience énergétique des V6 hybrides

La F1, une série hybride à part entière pour Toto Wolff

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Par Alexandre C.

5 janvier 2020 - 09:46
La F1 devrait plus communiquer sur (...)

Alors que l’industrie automobile cherche constamment à réduire ses émissions de CO2, notamment pour se plier aux nouvelles normes européennes, la F1 a sûrement des leçons intéressantes à fournir aux plus grandes firmes en question.

En effet, les actuels V6 hybrides figurent parmi les moteurs les plus efficients au monde (50 % d’efficience énergétique), et ce même s’ils déploient une puissance approchant les 1000 chevaux.

Or, cette grande réussite technologique est très peu connue du public… La F1 pêche par un manque de communication, et les directeurs d’écurie sont les premiers à le regretter.

« Nous ne parlons pas de ce que nous faisons déjà » regrette ainsi Claire Williams, alors que la F1 vient d’annoncer un grand plan pour atteindre la neutralité carbone à horizon 2030.

« Nous pourrions en faire beaucoup plus dans la communication, pour démontrer le simple fait que notre sport est probablement beaucoup plus durable que ce que pensent communément les gens. »

« Ces nouveaux moteurs hybrides en sont l’exemple parfait. Nous ne disons jamais à quel point ils sont pertinents pour les voitures de série ! »

Toto Wolff, qui connaît bien le problème des unités de puissance à la tête de Mercedes, est bien d’accord avec son homologue de Williams…

« Nous avons les unités de puissance hybrides les plus efficientes du monde, et il faut plus en parler je pense. La F1 est déjà une série hybride. Et au vu du développement du sport auto, dans les prochaines années, l’hybride sera vraiment la prochaine étape à franchir pour le sport. »

« La F1 est déjà le pinacle du sport auto, sur le plan de l’ingénierie et de l’innovation. Beaucoup de choses que nous avons trouvées se sont transposées sur les voitures de série, et cela continuera ainsi. »

« Une partie importante de ce travail concerne l’efficience bien sûr. Nous avons un rôle à jouer pour faciliter l’innovation en F1 et dans le même temps, pour participer à ce mouvement pour le climat qui est tout à fait nécessaire. »

Lui aussi dirigeant d’une équipe d’usine, Cyril Abiteboul, pour Renault, a même quelques données chiffrées à apporter au débat.

« L’augmentation annuelle moyenne de la puissance des V6, en F1, est de 3 % par an. Si vous mettez ce chiffre en perspective avec les objectifs de l’ONU sur les émissions de CO2, dans le but d’atteindre les cibles de la COP 21, soit une diminution annuelle de 2,5 % des émissions, alors, si on considère que notre consommation de carburant est stable, cela veut dire que nous avons en fait dépassé les objectifs de l’ONU pour l’industrie en général. »

« C’est un bon point de référence. Bien sûr, cela coûte énormément cher, cela demande beaucoup de technologie. Elle ne peut être transférée sur toutes les voitures de la planète, mais je pense toujours que c’est une partie de la réponse à ce problème. »

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