Hülkenberg est ’plutôt bon pour extraire le maximum’ d’une F1

McCullough pense qu’il pourrait briller chez Haas en 2023

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Par Emmanuel Touzot

15 novembre 2022 - 14:31
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Nico Hülkenberg pourrait revenir en Formule 1 l’année prochaine. Annoncé comme possible remplaçant de Mick Schumacher chez Haas F1, l’Allemand a roulé chez Aston Martin en début de saison, et en 2020 chez Racing Point. Tom McCullough, directeur de la performance de l’équipe, juge qu’il ne lui faudrait pas longtemps pour se mettre dans le rythme.

"Pas longtemps du tout" assure McCullough. "Il a été jeté dans le grand bain à un moment où nous étions en difficulté avec la voiture. Il est arrivé pour les EL3 à Bahreïn, et il n’avait pas beaucoup de temps."

"C’est un pilote très talentueux, naturellement doué. Demandez-lui d’extraire le maximum de la voiture, il est plutôt bon pour ça. Son cou était un peu douloureux à la fin. Je pense qu’aller à Djeddah était intéressant sans n’y avoir jamais piloté avant, surtout à ce moment-là."

"Nous étions encore un peu en train de lutter avec le problème du marsouinage et il y avait des virages à l’adhérence limitée à 280 km/h avec un mur de chaque côté. Je pense que ses yeux étaient un peu sur ressorts. Mais il est très talentueux."

"Un contrôle de la voiture vraiment naturel"

McCullough a longtemps accompagné Hülkenberg avant la F1 et au début de sa carrière au plus haut niveau : "Oui, à l’époque de Williams, quand il courait en Formule 3 et que j’étais ingénieur d’essais et que je travaillais sur le programme de développement des jeunes pilotes."

"Je l’ai suivi tout au long de sa carrière en Formule 2, puis de tous ses essais et finalement de son arrivée chez Williams, également. Nos chemins se sont croisés plusieurs fois au fil des ans."

"Une chose qu’il a toujours été capable de faire, c’est de piloter très rapidement jusqu’à la limite du train arrière, un contrôle de la voiture vraiment naturel, que ce soit sur le mouillé, avec peu d’adhérence, il peut tout de suite aller là où se trouve l’adhérence."

"Au fil des années, il a appris à maîtriser les pneus Pirelli, ce qui, je pense, l’a un peu frustré au début. C’est un pilote qui veut juste rouler vite. Vous passez la moitié de votre temps à essayer de le ralentir. Au début, à l’époque où les pneus Pirelli se dégradaient davantage, il a dû s’y mettre."

"Je pense qu’en travaillant aux côtés de Checo, les deux se sont aidés l’un l’autre avec leurs forces et leurs faiblesses. Et, oui, avec l’expérience, il a appris à bien gérer les week-ends de course. Quand il est revenu dans notre voiture en 2020, sans avoir piloté avant, il s’est qualifié devant à Silverstone."

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