Formule 1

Hamilton revient sur sa course en France

Gestion pneumatiques et tentative de meilleur tour

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Par Emmanuel Touzot

24 juin 2019 - 12:55
Hamilton revient sur sa course en (...)

Lewis Hamilton a contrôlé le Grand Prix de France en tête, en étant parti de la pole position, et a navigué durant la majeure partie de la course avec plus de 10 secondes d’avance sur Valtteri Bottas.

"Je dirais quand même que c’était relativement mouvementé" assure-t-il. "Je pense que quelque chose s’est cassé dans mon siège, possiblement un des supports de siège, alors que je passais dans l’un des virages, tout à coup, le truc s’est un peu effondré et a bougé."

"Le départ a été bon, mais les premiers tours avec les pneus n’ont pas été si faciles, je ne sais pas comment c’était pour les autres mais je glissais un peu au début. Et après ça, j’ai pris mon rythme et j’ai été assez à l’aise."

Son premier relais a été très bon, et il pense qu’il aurait pu aller plus loin si l’équipe n’avait pas joué la sécurité : "Je ne m’attendais pas à ce que le pneu médium aille aussi loin, mais j’ai pu continuer. Ils m’ont arrêté trop tôt. J’aurais pu continuer pendant au moins cinq, peut-être même dix tours de plus, il restait encore beaucoup de vie dans les pneus."

Le pneu dur a rapidement commencé à montrer des faiblesses, mais le Britannique s’en sortait toujours pour rouler plus vite que Bottas et Charles Leclerc : "Et puis nous avons passé un nouveau train de pneus, ce qui nous a fait du bien au début, mais ensuite j’ai eu beaucoup de grainage sur le pneu."

"Je continuais à essayer d’apprendre comment gérer au mieux la dégradation. J’ai commencé à trouver de plus en plus de temps, j’arrivais toujours à garder un chrono plus rapide d’un ou deux dixième que Valtteri et Charles" poursuit-il, ce qui l’a poussé à réfléchir au meilleur tour en course.

"J’ai donc gardé la même constance et, à la fin, je ne pensais pas vraiment au meilleur tour en course. Nous savions que Vettel avait un arrêt gratuit, mais je voulais quand même le faire, même s’ils avaient un arrêt gratuit. L’équipe me disait de ne pas m’embêter."

"Je suis donc sorti du dernier virage et dans la ligne droite, j’ai décidé d’y aller. J’ai perdu un peu parce que je n’étais pas en mode puissance mais, à part ça, c’était un très bon tour. C’est toujours bien de pouvoir attaquer et tirer plus de la voiture. Il y avait beaucoup de dérive, parce que les pneus étaient assez vieux."

"J’ai demandé si quelqu’un d’autre avait des cloques et ils n’ont pas répondu que Valtteri ou quelqu’un d’autre avait la même chose, alors j’étais un peu nerveux. D’autant plus qu’il commençait à devenir assez profond du côté droit. Et puis c’est apparu sur le côté gauche et je me suis dit ’merde’."

Il admet avoir craint de trop tirer sur ses gommes : "Je me souviens de l’année dernière, Lance je crois, avait eu une explosion de pneu dans le virage 10, donc j’étais un peu nerveux. Même si nous avions aussi le pneu à faible épaisseur l’an dernier."

"J’ai réduit un peu ma vitesse pendant un moment, sans trop m’appuyer sur le pneu avant. Et puis à la fin, la voiture était la plus légère, j’ai plus attaqué sur un tour. Heureusement, tout s’est bien déroulé. Nous aurions donc pu faire le tour le plus rapide à la fin, mais ce n’est pas grave."

Hamilton rappelle que la voiture n’a pas encore subi de gros changements, mais que Mercedes se repose sur son potentiel de progrès : "Nous n’avons pas amené d’évolutions, nous continuons simplement à perfectionner la voiture. Mes sensations avec elle s’améliorent au fur et à mesure que j’avance dans la saison, en particulier en qualifications, mais aussi en course."

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