Formule 1

Hamilton ne voulait pas pleurer à l’arrivée, mais a ’perdu le contrôle de ses émotions’

Il raconte d’où venait son émotion

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Par Alexandre C.

15 novembre 2020 - 18:39
Hamilton ne voulait pas pleurer à (...)

Lewis Hamilton, au moment de franchir la ligne d’arrivée lors de sa victoire en Turquie, et pendant son tour de décélération, a été comme submergé par l’émotion. Il a même, ce qui est assez rare chez lui, laissé éclater ses larmes…

Comme il le confiait en conférence de presse, le pilote Mercedes n’espérait pourtant pas pleurer devant tout le monde !

« Il est très rare que je perde le contrôle de mes émotions et lors des derniers tours, on discutait bien sûr pour savoir si on allait s’arrêter [pour parer au risque de grosse averse] et je me disais juste : reste concentré, Lewis, tu le tiens… »

« Et c’est juste là, le titre n’est qu’à quelques minutes de là. C’était beaucoup à encaisser. Quand j’ai franchi la ligne, ça m’a vraiment frappé et j’ai éclaté en sanglots – tout le tour je crois. »

« Je ne voulais pas que la visière remonte et que les gens voient les larmes couler et tout ça. Parce que je me souviens avoir vu d’autres pilotes pleurer dans le passé - et je me suis dit "Je ne vais pas faire ça ! Mais c’était trop. »

Qu’est-ce qui a ému Lewis Hamilton en particulier ? Le chemin parcouru, si difficile depuis les années karting... Il a notamment repensé à ses parents qui se sont tant sacrifiés pour lui.

« Toutes ces émotions me traversaient, et j’essayais de les arrêter. Parce que je pensais à toute ma carrière, depuis l’âge de cinq ans, quand je conduisais un kart, depuis que nous avons gagné le premier championnat britannique en rentrant à la maison avec mon père en chantant "We Are The Champions" et en rêvant d’être ici. »

« Je pense que j’ai été très fort. Mais je n’aurais pas pu y arriver sans l’aide d’un grand homme, mon père, qui m’a tenu tête et m’a permis de continuer les jours où je pensais que je n’étais pas assez bon ou que je n’allais pas être assez bon. »

« Alors, je pensais à lui. Je pensais à ma mère, je pensais à ma belle-mère et à mon frère qui m’ont soutenu dans les moments difficiles. Ma mère m’a envoyé un message avant la course, mais je n’ai pas eu l’occasion de l’ouvrir parce que je me dépêchais pour monter dans la voiture. Je sais que j’ai beaucoup de soutien, en particulier de la part de ma famille, même si nous ne nous parlons pas. Mais j’espère qu’ils se sentent comblés. Mes parents ont fait tant de sacrifices pour que je sois ici et je ne considère jamais cela comme acquis. Les choses que nous avons affrontées, les défis que nous avons relevés et le rêve que nous avons eu... tous les gens qui disaient que nous ne serions pas là où nous sommes aujourd’hui... j’espère que nous avons gagné le respect, j’espère que j’ai gagné le respect aujourd’hui. »

« Je me souviens que mon père a dû mettre la maison sous hypothèque pour obtenir ce moteur à 2000 £ - mais ce que nous avons fait ce jour-là, c’est que moi et ce gamin, qui avait tout gagné en karting [et qui était mon concurrent]… nous avons acheté son moteur, que nous cherchions à acheter, dans ma voiture et j’étais tout le temps devant lui sur la piste. Donc, bien sûr, il faut avoir l’équipement, bien sûr qu’il faut l’avoir et c’est quelque chose qui sera toujours dans ce sport. Mais c’est aussi ce que vous en faites qui compte vraiment - et j’espère que vous pouvez le constater aujourd’hui. »

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