Formule 1

Hamilton : Battre Schumacher n’était pas inimaginable

"Je suis du genre à croire aux choses"

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Par Olivier Ferret

25 novembre 2020 - 09:50
Hamilton : Battre Schumacher n’était (...)

Lewis Hamilton avait de grands espoirs, des rêves même lorsqu’il est entré en Formule 1 en 2007.

Le Britannique s’imaginait évidemment faire une belle carrière en commençant directement au sein de la prestigieuse équipe McLaren, dirigée alors par Ron Dennis.

Mais se voyait-il, presque 15 ans plus tard, à avoir remporté le titre sept fois pour égaler Michael Schumacher ?

"Ce n’était pas inimaginable mais je pense que c’était considéré comme impossible," répond Hamilton au site officiel de la F1.

"J’en ai toujours rêvé. Mais comme je rêvais aussi d’aller dans l’espace. En fait, je crois que je peux toujours aller dans l’espace un jour !"

"Je suis du genre à croire aux choses. Je pense que lorsque vous rêvez, nous avons tous des idées folles et pensons souvent que c’est fou, mais il y a quelque chose au bout. C’est notre devoir en tant qu’êtres humains d’enquêter sur ce que c’est. Ne pas le négliger, comprendre comment c’est difficile d’y arriver et d’y aller si c’est ce que vous voulez vraiment."

"Je sais que pour beaucoup de gens, ce n’est pas facile de poursuivre ses rêves. Ma mère adorait danser mais dès qu’elle a eu des enfants, elle a arrêté de danser. Mon père avait des choses qu’il voulait faire, mais dès qu’il m’a eu, tout a changé. Donc je comprends cela. Mais mon père avait rêvé que nous étions tous les deux en F1. Nous avons travaillé ensemble. Si une chose n’est plus possible, quelque chose d’autre surgit, il y a toujours des portes."

Hamilton a réussi à accéder à la F1 grâce à McLaren mais il a bien failli perdre ce soutien en 2005, quand son contrat a été rompu. Son père et lui ont dû trouver des sponsors avant qu’un nouvel accord avec McLaren puisse être trouvé. Mais Hamilton avait une grande pression pour réussir sa saison 2006 en GP2.

"Quand je pense à 2006,..." poursuit Hamilton avec un sourire et une grande inspiration. "Les gens peuvent savoir ou ne pas savoir, je me souviens de l’année qui a précédé la rupture de mon contrat avec McLaren vers la fin de l’année 2004. J’ai dû trouver de l’argent pour les deux dernières courses. Je poussais pour aller plus tôt en GP2."

"J’ai ensuite retrouvé un contrat avec McLaren et nous sommes entrés en GP2 l’année suivante en 2006. Je sais que j’étais observé par la F1, je savais que les patrons regarderaient, y compris le plus important, Ron [Dennis]. Je me suis mis tellement de pression."

"Dans la plupart des championnats que j’ai faits, nous faisions deux ans pour chacun - un an d’apprentissage et un an pour le gagner. Et si vous ne le gagnez pas dès votre deuxième année, vous n’êtes pas assez bon. C’était toujours la pensée. Mais je me souviens de cette année-là, dans mon esprit, si je pouvais gagner dès cette première année, peut-être qu’ils me donneront une chance d’être en F1 l’année prochaine. Je me suis donc mis une pression incroyable."

Et il revient sur cette fameuse course en Turquie en 2006, où il est parti à la faute au 2e tour, reparti au fond du peloton pour remonter jusqu’à la 2e place.

"Lors de cette course, il y avait plusieurs obstacles. J’ai eu ce tête-à-queue et je me souviens de ce sentiment que j’avais, tenant l’embrayage, m’assurant de ne pas abandonner et ne pas heurter la voiture qui passait. Ensuite pousser comme jamais auparavant pour finir deuxième. Quel moment ! Ce fut l’un des moments charnières de ma carrière. Après ça, les gens ont pensé de moi que j’étais ’le pilote à signer’ pour la F1."

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