Gel des moteurs en F1 : Quel impact cela aura-t-il ?

Il ne faudra pas se rater pour les motoristes

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Par Paul Gombeaud

2 février 2022 - 16:07
Gel des moteurs en F1 : Quel impact (...)

Si le nouveau règlement aérodynamique de la Formule 1 est très attendu cette année, celui-ci promettant de resserrer la hiérarchie, un autre changement moins mis en avant pourrait avoir un impact tout aussi important voire davantage encore : le gel des moteurs pour les quatre prochaines saisons à compter du 1er Mars prochain.

En effet, le moteur à combustion interne, le MGU-H, le turbocompresseur, le système d’échappement, ou encore l’huile du moteur seront tous gelés passée cette date... et rappelons qu’ils doivent fonctionner avec du carburant E10 (10% d’éthanol) au lieu de l’E5 jusqu’à présent.

Notons que concernant le MGU-K, le système de récupération d’énergie et l’électronique, les motoristes ont obtenu un sursis jusqu’au 1er Septembre.

S’il sera donc crucial de développer un bon châssis pour prendre un bon départ dès 2022, il sera peut-être plus important encore d’aborder la saison avec un moteur à la fois fiable et rapide, celui-ci étant sensé fonctionner jusqu’à l’arrivée du nouveau règlement prévu pour 2026. Tout motoriste qui débuterait la saison 2022 avec un manque de fiabilité ou de performance pourrait ainsi être lourdement pénalisé pour plusieurs années.

Parmi ceux qui se doivent de prendre des risques, on peut penser à Ferrari et Renault qui ont développé un tout nouveau design pour cette saison, afin de refaire leur retard sur Mercedes et Honda. Il y a tout de même l’espoir qu’après huit saisons avec les moteurs actuels, les différents constructeurs aient désormais suffisamment de connaissance pour développer un bloc propulseur à la fois fiable et rapide.

Ce ne sera d’ailleurs pas la première fois que le sport met en place un gel des moteurs, puisque ce fut déjà le cas lors des dernières années des V8 qui ont équipé les F1 jusqu’à fin 2013. A l’époque, il y avait un écart faible entre Mercedes, Ferrari et Renault.

Mais il faut souligner que les moteurs étaient alors bien moins complexes à développer que les V6 Turbo hybrides. Les moteurs actuels ont en effet des concepts très différents les uns des autres, ce qui fait que le nivellement des performances est plus difficile à obtenir.

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