Formule 1

Ferrari ’ne peut pas continuer comme ça’ selon Leclerc

Vettel s’inquiète d’une situation bien réelle

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Par Emmanuel Touzot

30 août 2020 - 18:01
Ferrari ’ne peut pas continuer comme (...)

Si le début de saison de Ferrari avait paru compliqué, ce n’était rien par rapport au déroulement du Grand Prix de Belgique. La Scuderia a sombré tout au long du week-end à Spa-Francorchamps, et ses deux pilotes terminent aux 13e et 14e places, soit les mêmes positions qu’au départ.

"Je ne la vis pas bien du tout, ce n’est vraiment pas top du tout," lance un Leclerc complètement dépité.

"Je n’ai pas les mots, très honnêtement après une course comme ça ce n’est pas facile, il faut trouver quelque chose et réagir car ça ne peut pas continuer comme ça. A Monza, ce sera pareil ou pire, ce n’est pas bon signe, j’espère que l’on verra la lumière du jour à partir du Mugello."

Stratégie, performances, erreurs, rien n’a fonctionné en Belgique pour la Scuderia, et Leclerc le confirme : "Aujourd’hui, il n’y a pas grand chose qui s’est bien passé. On a essayé de faire un deuxième arrêt aux stands pour essayer quelque chose. Dans la position où j’étais, je ne pouvais pas faire grand chose de plus."

"C’était impossible de dépasser pour moi, mais on a eu un problème au stand et on a perdu pas mal de temps. Ensuite, on n’était pas assez rapides, on ne pouvait pas dépasser même avec le DRS. Je suis resté derrière Romain [Grosjean] pendant pas mal de tours, ce n’était pas facile."

"Mais c’est aussi mon job maintenant de retourner voir l’équipe et les motiver, ce n’est pas facile pour nous les pilotes ni pour les gens qui nous suivent, mais ça ne l’est pas non plus pour tout le team qui travaille très dur pour revenir là où on voudrait être, il va falloir travailler."

Sebastian Vettel affichait le même désarroi que son équipier après une nouvelle course décevante et dans laquelle il a dû s’agacer contre son équipe à la radio, mais refuse de considérer la situation comme surréaliste. Pour lui, justement, c’est la réalité à laquelle Ferrari doit faire face.

"On a souffert plus qu’à l’accoutumée, c’est surement le circuit qui ne nous convient pas, mais on était clairement moins rapide que tous les autres. On n’a pas réussi à faire rentrer la voiture dans une fenêtre de fonctionnement" analyse le quadruple champion du monde."

"C’est la réalité, on doit faire face à la réalité dans n’importe quel sport. On n’a pas eu un accident dans le premier tour, on n’a pas dû rentrer au stand changer d’aileron au premier tour et on n’est pas ressortis, c’est la position qu’était la nôtre et c’est la réalité."

Il espère que la nature très rapide du tracé belge est responsable de cette débâcle, même si cela signifie que Monza ne sera pas plus positif : "J’espère que tous nos problèmes sont spécifiques à Spa. Il y a beaucoup de leçons à tirer de ce week-end et nous avons deux courses importantes chez nous en Italie sur lesquelles nous devons nous concentrer."

"La voiture est ce qu’elle est, moteur comme châssis. Nous devons rester optimistes et voir les bonnes choses, même s’il n’y en a pas beaucoup ! J’ai essayé beaucoup de choses pour contourner ces problèmes, mais nous n’avons pas été assez rapides. Nous ne pouvons pas faire de miracles. Nous devons rester calmes et ne pas être frustrés, car être frustré ne vous mène nulle part."

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