Formule 1

Et pourquoi pas 35 GP de F1 par an ? Les équipes critiquent l’infernal calendrier 2022

Un calendrier ‘éreintant’ pour Red Bull

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Par Alexandre C.

26 septembre 2021 - 13:01
Et pourquoi pas 35 GP de F1 par an (...)

Les équipes de F1 n’auront donc pas été entendues. Depuis plusieurs semaines, petites comme grandes, elles mettaient en garde la FOM contre un calendrier trop chargé, et contre des triplés de courses particulièrement éreintants ; Red Bull a ainsi dénoncé des triple-headers « brutaux » par la voix de Christian Horner récemment.

Et qu’a fait la FOM pour l’an prochain ? Un calendrier à 23 courses est en préparation, des triple-headers à répétition… La fatigue des mécanos n’a pas fait le poids face aux impératifs financiers.

Christian Horner, à Sotchi, a donc accueilli de nouveau avec inquiétude ce calendrier infernal. Et on réagit même avec une ironie grinçante au projet de Stefano Domenicali…

« C’est un calendrier éreintant. C’est comme dans tout sport, la soif et la demande de Formule 1 sont ce qu’elles sont et on essaie toujours de mesurer cet équilibre. Je suis sûr que nous pourrions avoir 35 courses si le promoteur avait le champ libre et obtenait tout ce qu’il voulait. Il s’agit de trouver un équilibre entre le fait de ne pas avoir besoin de deux équipes de piste et le fait de pouvoir le faire avec une seule équipe pour une saison entière. C’est éreintant, c’est exigeant et particulièrement en ces temps de pandémie, avec le calendrier qui change et le triplé de courses qui arrive… et vous regardez la logistique d’une partie du calendrier plus tard avec le Brésil, le Mexique et ensuite le Moyen-Orient… C’est difficile. »

« C’est vraiment difficile. Je pense que la façon dont toutes les équipes ont géré cela a été phénoménale et nous n’avons certainement pas de gens qui disent "Je ne veux pas participer à une course". Il s’agit de trouver un équilibre. Si vous regardez 15 ou même 20 ans en arrière et que vous regardez la quantité de tests qui avaient lieu entre les événements et le temps que les ingénieurs, les techniciens et les pilotes passaient dans une voiture de Grand Prix entre les événements, c’est très différent maintenant. Mais il s’agit toujours de trouver le bon ratio et de trouver un calendrier équilibré sur le plan géographique. »

Mercedes est une des équipes financièrement les plus aptes à faire face à un calendrier dantesque, mais avec les budgets plafonnés, même Brackley est sous pression. Que pense alors Toto Wolff de ces 23 marathons ? On estime aussi que séparer les équipes se rendant sur les circuits en deux deviendra essentiel...

« Nous avons le meilleur responsable pour équilibrer les revenus et la charge de travail, avec Stefano. D’un autre côté, il a dirigé une équipe et il connaît la pression sur les gens et cette pression est énorme, en particulier sur les mécaniciens qui doivent être là beaucoup plus tôt, installer le garage, ne pas toujours voyager aussi confortablement que nous tous et cela doit être pris en considération. »

« Nous avons mis en place un système de rotation pour alléger un peu la pression, mais je pense que nous pourrions peut-être trouver des idées novatrices et rendre la rotation obligatoire si cela correspond à ce que nous pouvons nous permettre. Nous avons beaucoup de jeunes ingénieurs dans tous les domaines qui ne sont pas encore sur le champ de bataille, parce qu’il y a un senior qui est le meilleur du groupe, mais c’est peut-être une opportunité pour eux. Peut-être que nous amenons l’équipe senior sur 20 courses et il y a trois courses où vous devez amener des autres personnes. Évidemment, le détail est dans le diable (sic). Mais, comme ce que j’ai dit précédemment sur les jeunes pilotes, cela pourrait être une tentative de réduire la pression, en particulier sur les mécaniciens, toutes les personnes qui travaillent dans la logistique et les ingénieurs. »

Quid d’un calendrier alternatif ?

Chez McLaren, Andreas Seidl, le directeur de l’écurie McLaren en F1, a plaidé pour un calendrier restreint à 20 courses par an, et pour un calendrier alternatif avec des Grand Prix ayant lieu une année sur deux. Ainsi la F1 pourrait accueillir de nouveaux marchés tout en n’épuisant pas les mécaniciens.

« En ce qui concerne le bon équilibre entre les intérêts commerciaux que nous avons tous et la charge de travail que nous pouvons imposer à notre personnel, nous pensons qu’un calendrier qui se concentre davantage sur l’exclusivité et la qualité, avec environ 20 courses par an, et peut-être quelques courses qui tournent d’une année sur l’autre, afin d’être également disponible pour de nouveaux marchés, etc. serait le bon équilibre. »

« Mais, comme Toto vient de le dire, je pense qu’avec Stefano nous avons la bonne personne en charge pour trouver le bon équilibre. Je connais personnellement Stefano comme un homme proche des gens, pour l’avoir côtoyé dans le passé. Il est en charge de beaucoup de personnes également, donc j’espère qu’il prendra cela en considération et je suis sûr que nous trouverons le bon équilibre à l’avenir. »

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