Formule 1

Ecologie : Brown rappelle que la F1 pollue moins que les JO mais ne s’en satisfait pas

Notamment dans le cadre de la prochaine génération de moteurs

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Par Alexandre C.

3 mai 2021 - 16:42
Ecologie : Brown rappelle que la F1 (...)

100 % de carburants durables à l’horizon 2025, introduction d’une nouvelle unité de puissance hybride à cette date, tout en maintenant les coûts et en réduisant l’empreinte carbone. Les futurs défis écologiques de la F1 ne sont pas minces, surtout avec la menace croissante de l’électrique.

Pour autant, comme le rappelle Zak Brown, le PDG de McLaren Racing, la F1 ne peut pas se permettre d’ignorer ce grand mouvement sociétal, cette exigence profonde de justice écologique.

Alors que les prochaines négociations vont aller croissantes pour définir la prochaine génération d’unité de puissance, Zak Brown fait-il tout d’abord confiance à Stefano Domenicali et à la FIA pour mener ce changement ?

« L’impact de la pandémie a obligé le monde à réexaminer nombre de ses valeurs. Elle a coïncidé avec une vague de protestations historiques, mettant en lumière les injustices sociales et raciales, tandis que les jours sombres du confinement nous ont également donné le temps de réfléchir à l’impact que nous avons tous sur le monde et à la nécessité de redoubler d’efforts pour réduire et combattre les effets du changement climatique. »

« Nous devons accélérer ces actions pour garantir que la F1 non seulement conserve sa pertinence, mais joue un rôle de leader dans un contexte mondial. »

« Je suis convaincu que Stefano amènera plein d’idées neuves, avec une énergie liée à la fois à la connaissance et à la passion du sport automobile. Et alors que le mandat du président de la FIA, Jean Todt, arrive naturellement à son terme, j’espère que lorsqu’il passera la main à son successeur, le partenariat entre l’instance dirigeante et la F1, le détenteur des droits commerciaux, continuera de prospérer. »

« Nous devons nous efforcer de parvenir à une empreinte carbone nette nulle et à une transition vers l’économie circulaire. Et les changements positifs que nous opérons pour mener à bien cette transition continueront à inspirer confiance à nos fans, investisseurs et parties prenantes. »

Quels changements faire alors ? Zak Brown rappelle d’abord que McLaren ne part pas de rien en matière d’excellence écologique, loin de là...

« Première écurie de F1 à être certifiée neutre en carbone en 2011 et à recevoir le prix de l’Environnement de l’Institut FIA en 2013, McLaren est depuis longtemps reconnue comme un leader en matière d’action climatique et pourtant, nous ne sommes encore qu’au début de notre mission de durabilité. »

« McLaren est devenue la première équipe de Formule 1 à utiliser des composites en fibres naturelles. En collaboration avec un spécialiste de l’allègement durable, nous avons mis au point un baquet de course en fibre naturelle présentant la même résistance et la même rigidité, mais avec une empreinte CO2 inférieure de 75 % à celle de son homologue en fibre de carbone. »

« Il est temps que l’ensemble du sport raconte son histoire puissante et positive et mette en avant ses acquis. Les gens pensent souvent que les voitures de Formule 1 sont de gros consommateurs d’essence, mais la réalité est que sur les 256 551 tonnes de carbone que la F1 a émises en tant que sport en 2018, seulement 0,7 % provenait des voitures de course elles-mêmes. Le défi pour la F1 n’est pas différent de celui des autres sports mondiaux ou des entreprises de logistique mondiales. »

« En fait, la Formule 1 a une empreinte carbone plus faible que les Jeux olympiques et la Coupe du monde de la FIFA, même s’il ne s’agit que d’événements de quatre semaines et que nous concourons pendant neuf mois de l’année. »

Quid alors de la prochaine génération de moteurs ? Elle sera décisive rappelle Zak Brown puisqu’elle pourrait emmener le sport jusqu’à l’horizon 2040 ! Il ne faudra donc pas rater le mouvement.

Tout en restant relativement vague, Zak Brown rappelle aussi l’importance de garder les coûts sans contrôle, ce qui est très cher à une équipe financièrement instable comme McLaren.

« La FIA et la F1 se sont engagées à ce que la prochaine génération de moteurs de F1 soit alimentée à 100 % par des carburants durables et ont déjà entamé la recherche et le développement d’un carburant 100 % durable fabriqué à partir de biodéchets. Cela changera la donne pour le sport automobile et le secteur automobile en tant que futur carburant pour les voitures de route, et a attiré l’attention des manufacturiers qui sont intéressés par les plans de la F1. La Formule 1 peut utiliser son ingéniosité et son savoir-faire pour jouer un rôle essentiel dans cette mission de lutte contre l’urgence climatique, tout comme nous l’avons fait en tant que sport en répondant à l’appel pour construire plus de ventilateurs pour la pandémie. »

« Alors que le rendement thermique des moteurs à essence est d’environ 30 %, les moteurs actuels de Formule 1 atteignent plus de 50 %. Cela signifie que le V6 turbo-hybride est le moteur à combustion interne le plus efficace jamais fabriqué. »

« La prochaine génération de moteur pourrait encore être utilisée à l’approche de 2040. Toute formule future de groupe motopropulseur doit également inspirer les futurs ingénieurs pour qu’ils mettent au point des solutions qui puissent profiter à l’industrie automobile. Nous devons trouver un équilibre entre un avenir durable, en créant des matériaux super légers et des carburants synthétiques, tout en maîtrisant les coûts de développement et d’exploitation. »

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