Formule 1

Du spectacle car les pneus ne se dégradaient pas : Sainz invite la F1 à tirer les leçons de Silverstone

Un message pour Pirelli et la FIA

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Par A. Combralier

21 juillet 2019 - 14:08
Du spectacle car les pneus ne se (...)

Lors du dernier Grand Prix à Silverstone, Carlos Sainz a réussi à convertir des qualifications « assez difficiles » de son propre aveu (13e place sur la grille), en une 6e place en course. L’Espagnol a été bien aidé par la sortie de piste d’Antonio Giovinazzi, qui a déclenché une voiture de sécurité sortie au bon moment.

Mais même sans cette voiture de sécurité, Carlos Sainz assure qu’il aurait tout de même été dans la lutte pour être le meilleur des autres.

« Avant la voiture de sécurité, notre stratégie se passait exactement comme prévu, et j’arrivais déjà à faire l’overcut sur d’autres voitures. Puis la voiture de sécurité est sortie au bon moment, c’est un fait, et cela a rendu plus calme notre arrêt aux stands. »

« J’ai lu ici et là que j’avais fini 6e seulement grâce à la voiture de sécurité, mais en fait, c’est très loin de la réalité. Sans voiture de sécurité, j’aurais fait un seul arrêt pour finir la course en durs, et je serais ressorti juste derrière Lando et Daniel, qui avaient tous les deux chaussé, plus tôt que moi, des médiums, dans une stratégie à deux arrêts. Donc ils auraient tout de même dû rentrer aux stands à nouveau, et j’aurais eu entre 12 et 15 secondes d’avance sur eux, sur le milieu de grille. »

« Et au vu du rythme de mes longs relais, les autres pilotes du milieu de grille n’auraient sans doute pas pu me dépasser. La clef de ma course ne fut pas la voiture de sécurité, même si elle a aidé, c’était le départ et le premier relais, sur une stratégie à un seul arrêt. De même, je pense que la voiture de sécurité n’a pas donné la victoire à Lewis Hamilton, parce qu’il avait aussi basculé sur une stratégie à un seul arrêt en repoussant le sien au maximum. »

Quelques jours après la course, Carlos Sainz a revu le Grand Prix et a été frappé par l’intensité du spectacle qui a prévalu, notamment grâce aux batailles entre Lewis Hamilton et Valtteri Bottas, et Charles Leclerc et Max Verstappen.

« Ce Grand Prix fut l’une des meilleures courses de la F1 dans son histoire récente. C’était un spectacle étourdissant. Pouvoir lutter roue contre roue, aux vitesses où nous roulons aujourd’hui, c’est la meilleure chose possible pour les pilotes et les fans. »

Le pilote McLaren sait pourquoi ce Grand Prix a pu être si spectaculaire : les pneus ne se dégradaient pas ! Voilà bien des enseignements à tirer pour 2021.

« Pour moi, un facteur important a joué dans la qualité du spectacle. Nous avions un nouvel asphalte à Silverstone, et donc les pneus ne se dégradaient pas. Ils s’usaient en raison de l’énergie mise dans les pneus, à ces vitesses, mais ne se dégradaient pas méchamment. Nous pouvions vraiment pousser à fond dans presque chaque virage durant toute la course. Quand on ne se soucie pas de la dégradation, cela signifie que l’on peut emmener plus longtemps les F1 à la limite, et c’était brillant de voir que nous pouvions toujours pousser alors que le carburant se vidait. Cela a rendu meilleur le spectacle et nous avons puis nous suivre de plus près. »

« C’est un exemple formidable qui montre ce que les pilotes veulent de Pirelli pour le futur : des pneus qui nous permettent de pousser plus longtemps. Pour défendre Pirelli, je dirais que les F1 sont super lourdes, elles produisent beaucoup d’appuis, donc il y aura toujours beaucoup de dégradation si vous n’avez pas un nouvel asphalte comme à Silverstone. Mais nous avons eu une course spectaculaire, nous devrions en tirer les leçons. »

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