DRS et VSC : les deux ‘stars’ de Djeddah ont-elles eu trop de poids ?

Sainz veut réduire le delta de vitesse du DRS

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Par Alexandre C.

28 mars 2022 - 14:12
DRS et VSC : les deux ‘stars' de (...)

L’utilisation de la voiture de sécurité virtuelle fait toujours débat en F1, et plus encore après le Grand Prix d’Arabie saoudite hier. Il semble en effet que Max Verstappen a pu réduire quelque peu son écart sur Charles Leclerc dans la deuxième moitié de l’épreuve, pendant la période de voiture de sécurité virtuelle et au restart.

Personne n’a été sanctionné et on peut donc imaginer que tout était en règle.

Mais comment bien gérer une voiture de sécurité virtuelle quand on est pilote ? Y a-t-il des astuces à prendre en compte pour bien maîtriser cette innovation des dernières années ?

« Je ne sais pas » souffle Charles Leclerc pour commencer.

« C’est probablement plus une question pour Max. Et je suis presque sûr que s’il y a un moyen de jouer avec la voiture de sécurité virtuelle, il ne le dira pas maintenant, devant tout le monde. Mais oui, j’ai senti à un moment que Max était plus proche, mais en fait, au moment du redémarrage, je ne pense pas que c’était le cas. Nous allons examiner la question de toute façon. »

A demi-mot accusé d’avoir joué avec les limites, Max Verstappen feint l’innocence.

« Pour être honnête, j’ai été un peu surpris moi-même qu’il paraisse un peu plus proche, mais je ne sais pas à quel point Charles était proche. Vous savez, avec le delta, c’est toujours un point d’interrogation. Mais aussi, parfois, cela dépend un peu de l’endroit où la course redémarre : si c’est dans un virage pour quelqu’un devant ou non. Donc, c’est un peu délicat. »

Les deux hommes ont aussi joué des zones DRS : personne ne voulait en perdre le bénéfice dans la ligne droite principale, au point de bloquer les roues pour ne pas passer la ligne de détection en premier !

Charles Leclerc raconte ce jeu du chat et de la souris...

« Je voulais juste le DRS, donc au premier tour, j’ai freiné très tôt et j’ai eu le DRS et j’ai réussi à doubler au premier virage. Et puis la deuxième fois, évidemment Max savait que j’allais faire ça, donc on a tous les deux freiné assez tôt, mais j’ai quand même réussi à rester devant à la fin. Et la troisième fois, ça n’a pas marché pour moi. Mais oui, j’ai juste essayé de faire du mieux que je pouvais pour garder la position, mais ce n’était pas suffisant. »

Max Verstappen décrit lui aussi ces jeux stratégiques en rendant hommage à l’intelligence du pilote Ferrari.

« Charles a joué très intelligemment, mais aussi, il semblait que leur mode de défense/attaque est très puissant. C’était très dur de réussir le dépassement, mais finalement ça a marché. »

Le DRS, toujours indispensable

Reste qu’avec la réduction de l’aspiration en raison du nouveau règlement aérodynamique de 2022, ce DRS reste autant décrié qu’indispensable pour réussir des dépassements.

Max Verstappen en fait l’aveu : sans DRS, il aurait fini 2e de la course.

« Eh bien, si je n’avais pas eu le DRS, je n’aurais jamais dépassé Charles. Nous sommes encore trop sensibles à ça. Et bien sûr, certaines pistes sont plus faciles pour dépasser que d’autres. Mais pour moi, si le DRS n’était pas là, j’aurais été deuxième. »

Charles Leclerc est du même avis.

« Oui, je pense que nous avons encore besoin du DRS pour le moment. »

« Le moment où nous avons eu le plus de difficultés, c’est quand Max a eu le DRS, parce que nos faiblesses étaient plus grandes, la différence de vitesse en ligne droite était beaucoup plus grande. Nous étions encore rapides dans les virages, mais pas assez pour avoir cette marge à couvrir. Donc à partir de ce moment-là, c’était un peu plus difficile pour nous. »

Et du reste Carlos Sainz, le coéquipier de Charles Leclerc, abonde dans le même sens. Mais demande quelques ajustements.

« Je suis d’accord, sans le DRS, les dépassements seraient réduits de manière significative. Donc je pense que nous sommes toujours mieux avec le DRS. Ce que nous devrions peut-être considérer, c’est que le delta de vitesse qu’il y a avec le DRS est peut-être un peu trop important [de sorte que] parfois le dépassement est fait avant le freinage. Et vous préférez que les deux voitures se battent au freinage plutôt que de se dépasser comme sur l’autoroute. Or, c’est parfois ce qui peut se produire. Donc peut-être que nous devons examiner cette question, mais nous avons définitivement besoin du DRS. »

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