Domenicali sur Verstappen : ‘Un cannibale qui me rappelle Schumacher’

Il se confie aussi sur son ‘patriotisme’ italien en F1

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Par Alexandre C.

11 septembre 2022 - 09:31
Domenicali sur Verstappen : ‘Un (...)

Stefano Domenicali est non seulement président de la FOM, mais encore ancien dirigeant de la Scuderia Ferrari… et ressortissant italien. Or le PDG de la F1 a récemment adressé plusieurs tacles à l’Italie et à l’Europe plus généralement, affirmant qu’il fallait se moderniser pour tenter de garder une place au calendrier - alors que la F1 veut s’étendre de plus en plus sur les autres continents.

Que signifie alors être Italien pour Stefano Domenicali ? Il répondait au Corriere della Sera en marge du Grand Prix d’Italie à Monza.

« Je suis italien et j’ai la responsabilité, dans un environnement international, de transmettre la valeur de l’italianité à travers des idées innovantes, pour aller de l’avant. Ferrari, Pirelli, AlphaTauri, Dallara sont les noms les plus connus. Mais d’autres sociétés de logiciels sont présentes dans tous les composants qui font fonctionner les systèmes de la F1, et bien plus encore. Sans parler de certains partenaires commerciaux : ils ont pénétré des marchés qu’ils n’auraient jamais atteints en si peu de temps. »

Une F1 sans la marque italienne iconique Ferrari, serait-ce d’ailleurs possible ?

« Non, c’est un binôme inséparable. Et je pense que les dirigeants de Ferrari le pensent aussi. »

Stefano Domenicali est un Italien à la carrière internationale : Lamborghini, Ferrari, maintenant la FOM, il a évolué de partout avec succès. Quels principes communs a-t-il conservés durant toutes ces expériences différentes ?

« C’est simple. Chaque tâche est abordée avec le désir d’apprendre, de se développer et de donner l’exemple en tant que leader. Dans le sport comme dans les affaires, l’important est de ne jamais être satisfait, mais de manière constructive. J’ai eu la chance de travailler avec des gens qui m’ont toujours laissé quelque chose, mais j’ai aussi toujours laissé quelque chose... »

A la tête de la F1, de quoi serait-il le plus fier ?

« La croissance du championnat au temps du Covid. Amener la F1 sur des marchés inconnus, développer du contenu Internet. Et la durabilité environnementale, si vous ne vous en occupez pas, les investisseurs ne mettront même pas un euro dedans [le sport]. »

Et pour obtenir autant de succès, Stefano Domenicali confie avoir un emploi du temps particulier...

« Je me réveille à 5h30 du matin, je me réserve une heure pour le sport. J’aimerais jouer au basket mais je ne trouve pas de terrains à Londres. Puis réunions toute la journée jusqu’à tard dans la soirée. »

« Lorsque vous avez certaines responsabilités, la meilleure chose à faire est de vous déconnecter des gens qui vous entourent, mais de continuer à réfléchir dans votre tête à des solutions et des idées. »

Verstappen le cannibale

Si la F1 se porte bien, Stefano Domenicali peut aussi remercier une génération de pilotes à succès : la génération Verstappen-Leclerc prenant désormais le relais.

Max Verstappen rappelle-t-il d’ailleurs Michael Schumacher à Stefano Domenicali, l’ancien de Ferrari ?

« Il lui ressemble parce qu’il se concentre sur tout ce qu’il fait sur la piste. Il a beaucoup mûri, il a appris à gérer ses émotions. C’est un cannibale, il ne regarde personne en face. Et en cela, il me rappelle tellement Michael… »

Quant à Charles Leclerc, que peut-il en dire ?

« Il est aussi un pilote extraordinaire, doté d’une empathie différente de celle de Max. Il a également d’autres centres d’intérêt que la F1 et souhaite les développer. »

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