Formule 1

De 90 à 60 minutes : comment McLaren F1 s’adapte à la réduction des essais libres

James Key en dit plus

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Par Alexandre C.

10 avril 2021 - 17:07
De 90 à 60 minutes : comment McLaren (...)

Directeur technique chez McLaren F1, James Key doit faire face à plusieurs limitations cette année : limitation du temps de développement en soufflerie et en CFD (qui affecte plus McLaren, récente 3e au classement des constructeurs, qu’Aston Martin F1, Alpine ou Ferrari) ; mais aussi limitation du temps passé en essais libres : puisque les séances ont été réduites de 90 à 60 minutes le vendredi.

Concrètement, qu’est-ce que cela change pour l’organisation d’une équipe comme McLaren en week-end de Grand Prix ? L’ancien de Toro Rosso est revenu sur ces aspects…

« Cela modifie définitivement notre façon de penser. Ce que vous verrez tout au long de la saison sera un peu différent de ce que nous faisions dans le passé et impliquera quelques compromis plus conscients : nous ne pouvons pas faire tout ce que nous faisions auparavant. »

« Dans le passé, par exemple, nous avions peut-être un programme dans lequel nous avions prévu de faire un test spécifique qui impliquait d’enlever le fond plat et de le changer entre les séances ou les relais ; et dans cette même session nous avions également l’intention de terminer par un roulage continu avec beaucoup de carburant. Maintenant, vous pourriez avoir à choisir entre l’un ou l’autre. »

« Ce que cela va probablement impliquer en 2021, c’est davantage de tests avec des réglages séparés entre les deux voitures, ou des tests qui ont lieu entre les EL1 et les EL2. Nous essaierons de faire des rotations plus rapides dans le garage entre les relais et nous serons réticents à faire le genre de test qui nécessite 20-30 minutes d’arrêt dans le garage. »

« Idéalement, en faisant ces compromis et en rééquilibrant notre programme, nous serions en mesure de faire autant de tours en 60 minutes qu’en 90 minutes - mais en réalité, nous ferons probablement moins de tours et nous serons limités par le temps plutôt que par les pneus ou le kilométrage. »

La situation est peut-être plus périlleuse encore pour une équipe comme McLaren, qui vient d’opter pour l’unité de puissance Mercedes, et qui doit notamment tester la fiabilité de sa nouvelle installation de V6.

« Inévitablement, il y aura un peu d’écrêtage dans la longueur des longs relais, ce qui signifie peut-être que nous aurons un ensemble de données moins complet pour notre installation spécifique, et moins de connaissances sur les effets cumulatifs de facteurs comme les vibrations et le refroidissement. Il n’y a pas grand-chose à faire à ce sujet - et c’est la même chose pour tout le monde. »

« D’un autre côté, il y a huit voitures qui utilisent la même unité de puissance Mercedes, ce qui signifie un ensemble de données plus large. Notre kilométrage va diminuer, mais peut-être pas de beaucoup. Même si un seul vendredi de roulage ne constitue pas un ensemble de données assez grand pour vraiment connaître la fiabilité de l’unité de puissance Mercedes, il y a quelques statistiques préliminaires à examiner. »

« L’année dernière, en EL2 pour le Grand Prix de Bahreïn, les McLaren ont fait 30 tours et 33 tours. C’est plus que d’habitude parce que nous avions un jeu supplémentaire de pneus d’essai. Si on les enlève, on fait 25 et 23 tours. Les longs runs en fin de séance ont fait 17 tours chacun. En EL2 cette année, le nombre de tours était similaire : 22 et 25 tours, mais les longs runs ont été réduits à 12 et 13 tours. »

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