Formule 1

Dans les rues étroites de Monaco, Kubica a plutôt rassuré chez Williams

Mais il pointe à 4 secondes de Lewis Hamilton

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Par A. Combralier

23 mai 2019 - 19:01
Dans les rues étroites de Monaco, (...)

4 secondes de retard sur Mercedes : sur un circuit aussi court que celui de Monaco, l’écart entre la dernière Williams de Robert Kubica et la première Mercedes de Lewis Hamilton est abyssal.

Les Williams, comme attendu, ont signé les 19e et 20e chronos des EL2. Cependant, George Russell ne pointait qu’à à cinq dixièmes d’un Lance Stroll en grande difficulté.

« Aujourd’hui, ce fut assez sympathique et excitant de conduire dans ces rues, au volant d’une F1 » se satisfait le rookie George Russell. « J’ai pris du plaisir, surtout avec peu de carburant, pour essayer de tirer le maximum de la voiture. C’était une bonne expérience. La voiture n’était pas dans la fenêtre parfaite, sur une piste comme celle-ci, cela vous punit un peu plus. Monaco, c’est un endroit unique et nous savions que ce serait délicat. »

« A Monaco, il faut que vous ayez confiance dans la voiture et il vous faut aussi une voiture constante ; pour le moment, ce n’est pas le cas pour nous. Je ne suis pas trop surpris. »

Robert Kubica, contrairement à ce que l’on pouvait craindre, n’est pas apparu totalement distancé par son coéquipier : le Polonais termine les EL2 à moins d’un dixième de George Russell.

« J’avais hâte de reconduire à Monaco dans une voiture. Bien sûr, avec le manque d’adhérence et le manque général d’appuis, il y a plus facile que de conduire dans ces rues ! Le point positif, après une absence de neuf ans, c’est que les premiers tours n’étaient pas trop mauvais. Cependant, quand le rythme a accéléré, ce fut plus difficile pour nous. Il faut faire un choix, entre prendre des risques et rester propre et constant. »

« Quand vous manquez d’adhérence, à Monaco, cela se voit encore plus, et il est donc plus difficile de pousser la voiture et d’avoir assez de confiance. Donc malheureusement, le ressenti n’est pas formidable, et c’était prévisible. Vous espérez une bonne surprise, mais il n’y a pas de miracle. »

Dave Robson l’ingénieur de course en chef, précise que les EL1 ont surtout été dirigés dans le but de permettre aux pilotes de gagner en confiance, et de vérifier que les températures de la voiture étaient sous contrôle.

« En EL2, alors que la piste offrait plus d’adhérence, nous avons pu nous pencher davantage sur la gestion des pneus pour préparer les qualifications et la course. Nous avons maintenant un jour de plus pour étudier les données. »

« Les deux pilotes ont fait du bon boulot, si l’on excepte un léger tête-à-queue pour Robert le matin, et un plat sur le pneu pour George l’après-midi, ce qui nous a conduit à changer légèrement les programmes. L’équipe à Grove a fait du bon boulot pour nous soutenir, avec des pièces spécifiques pour Monaco, qui ont toutes semblé bien performer. »

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