Formule 1

D’ici juin prochain, la F1 devrait lever le voile sur la nouvelle génération de moteurs

Domenicali fait le point

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Par Alexandre C.

3 avril 2021 - 13:27
D’ici juin prochain, la F1 devrait (...)

A la tête de la FOM, Stefano Domenicali doit bien sûr gérer l’urgence du court terme, c’est-à-dire organiser d’un calendrier F1 record à 23 courses, dans un contexte de pandémie. Mais il doit aussi gérer le moyen terme : l’arrivée du nouveau règlement aérodynamique et la préparation de la nouvelle génération d’unité de puissance.

S’agissant du règlement 2022, il y aura aussi une nouveauté importante, sur les moteurs, qu’évoque Stefano Domenicali, dans le magazine officiel de la FIA. Il s’agit du gel des moteurs qui arrivera l’an prochain, afin de soulager les budgets de développement des motoristes…

« Je pense que pour notre avenir, c’était très important, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que d’un point de vue stratégique, il fallait donner le signal que tout le monde comprenait l’importance de cette démarche et tout le monde a voté en sa faveur. »

« Je pense que le gel était la bonne chose à faire pour s’assurer que nous pourrions offrir la possibilité de développer un nouveau moteur, pour arrêter de dépenser de l’argent sur quelque chose qui de toute façon aurait été gelé un an plus tard, et qui permettrait aux manufacturiers d’investir dans de futurs projets stratégiques. C’était une considération très importante. »

C’est donc désormais vers la prochaine génération d’unité de puissance, qui devrait permettre d’attirer de nouveaux manufacturiers, que Stefano Domenicali se tourne. Avec quelles premières priorités ?

« Le coût est un élément sur lequel nous sommes vraiment concentrés. La technologie est très importante pour l’ADN de la Formule 1 ; nous sommes le summum du sport automobile. Mais nous devons tenir compte de la valeur stratégique des technologies que nous employons. Nous voulons anticiper le prochain moteur avec une indication claire des objectifs - en ce qui concerne la neutralité carbone, le coût et l’investissement - parce qu’il n’y a pas de projet dans le monde dans lequel vous vous engagez sans un business plan, à partir de ce que vous dépensez, ce que vous investissez et quel est le retour sur cet investissement. Par conséquent, en partant de ce principe de base et en donnant à la F1 la possibilité de travailler sur chaque décision, c’est la stratégie qui a été approuvée par tous. »

« Il y a beaucoup d’opportunités, car si je ne les vois pas, ce serait une erreur. Mais il est correct de dire que nous devons mettre en place une analyse très détaillée de tous les éléments qui font partie de notre business. »

Un calendrier précis a-t-il été établi pour avoir une ébauche de règlement ?

« C’est pourquoi nous sommes également en contact avec tous les constructeurs - ceux qui existent déjà et ceux qui pourraient être intéressés par la Formule 1 - et avant juin de cette année, nous espérons établir un cahier des charges, une spécification du prochain moteur, pour être sûrs de pouvoir préparer une nouvelle unité de puissance en 2025. »

2025 ne doit pas non plus effacer l’échéance de 2022 et du nouveau règlement...

« La première étape est l’année prochaine : nouveau règlement, nouvelle voiture, et il y a beaucoup d’anticipation autour de cette voiture. La première étape est de créer un environnement plus compétitif. N’oubliez pas que cette année, nous avons mis en place les budgets plafonnés, c’est un autre élément qui permet de maintenir la durabilité des affaires en Formule 1. »

« C’est la première étape, mais nous pensons déjà à l’étape suivante et cela ne concerne pas seulement le groupe motopropulseur. Nous avons les six prochains mois pour travailler sur le projet complet de la voiture qui nous amènera à 2030. Nous sommes dans un bon moment. La FIA et la Formule 1 travaillent ensemble avec les équipes et les constructeurs pour façonner un avenir solide pour le sport. Et c’est, pour moi, très important. »

Les carburants durables seront au centre de la stratégie de neutralité carbone de la F1 - qui a refusé d’aller vers le tout-électrique, ou vers même plus d’électrique, validant le choix de l’hybride. Stefano Domenicali défend cette approche...

« Les carburants durables sont l’objectif. La neutralité carbone est l’objectif. C’est pourquoi nous allons bien sûr impliquer les fournisseurs de carburant dans la discussion autour de l’unité de puissance 2025. C’est un projet énorme. »

« La F1 représentera toujours le pinacle du sport automobile et elle représentera toujours une voiture qui inspire la passion. Mais, bien sûr, elle doit montrer que nous avons pris une décision claire en matière de neutralité carbone et de durabilité. C’est la direction que prendra la Formule 1, et c’est la bonne voie à suivre. »

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