Correa rêve de F1 et aimerait y arriver pour Anthoine Hubert
Il voudrait accomplir leur rêve commun
Ce week-end promet d’être émouvant pour Juan Manuel Correa, qui va piloter à Spa-Francorchamps en F3 pour la première fois depuis le terrible accident qui a coûté la vie à Anthoine Hubert.
L’an dernier, Correa était revenu en haut du Raidillon de l’Eau Rouge, sur le lieu de l’accident, en fauteuil roulant. Cette année, il va y piloter une monoplace et y voit un véritable accomplissement.
"Je pensais que je ne serais pas heureux si je n’essayais pas de revenir" a déclaré Correa à La Gazzetta dello Sport. "Je voulais prouver que je suis capable de revenir. C’était important pour moi."
Correa avait évité l’amputation d’un pied et a mis du temps à revenir, mais il tenait à le faire pour lui, comme pour Anthoine Hubert. Il explique être en contact avec la mère d’Anthoine, et dédie chacun de ses bons résultats au regretté pilote français dont il arbore le logo sur son casque (photo).
"C’est exactement cela, et ça le sera toujours. J’entends et j’écris à sa mère Nathalie. J’ai commencé à faire cela immédiatement, dès que je me suis réveillé du coma. Je lui ai dit que, où j’aille en course automobile, j’emmènerais toujours Anthoine avec moi. Car nous avions le même objectif, celui d’arriver en Formule 1."
"Nous tous, dans ces championnats, avons les mêmes histoires, les mêmes sacrifices, les mêmes rêves. Quand j’ai appris qu’Anthoine était mort, cela voulait dire qu’il ne pouvait plus réaliser son rêve. Et c’est le mien aussi. J’ai la chance de pouvoir continuer à faire quelque chose qu’il aurait aimé faire avec moi."
Le mental va bien, le physique encore en difficulté
Correa a toujours des séquelles de l’accident, deux ans après, et il ne parvient notamment pas à mettre tout son poids sur sa jambe droite pour marcher. Les deux avaient été touchées, et il peine encore à se remettre.
"La jambe gauche est de plus en plus forte. Je peux freiner comme je veux, même si c’est un peu plus mou. La jambe droite me fait toujours mal. Je peux marcher sans canne, mais je ressens toujours beaucoup de douleur. Ce n’est pas facile."
"Mais pour être honnête, depuis le premier moment où je suis revenu dans le cockpit en février, je n’ai plus eu de problèmes psychologiques. Je suis plus mature maintenant, je comprends mieux les risques et je me tiens à l’écart des problèmes avec plus d’intelligence. Mais je n’ai pas peur. Sinon, je n’aurais pas pu revenir."
Pilote de la Sauber Academy, il espère maintenant gravir à nouveau les échelons : "Etre lié à une équipe de F1 est parfait, c’est ce que je voulais. L’équipe m’a apporté beaucoup de soutien, ainsi que Frédéric Vasseur, le propriétaire de l’équipe pour laquelle je cours maintenant en Formule 3."
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