‘C’était stressant’ : Ocon revient sur l’angoisse de l’hiver 2018-2019
Ainsi que sur ses sacrifices de début de carrière
Contrairement à d’autres pilotes sur la grille, Esteban Ocon n’est ni un fils de pilote de F1, ni un fils de millionnaire. Le Normand a donc dû faire son trou « tout seul » jusqu’en F1, en étant d’abord seulement aidé par ses parents, qui n’avaient pas de formidables ressources à consacrer à une coûteuse carrière.
Au cours d’un entretien vidéo réalisé pour Canal +, l’actuel pilote Renault a raconté ces galères de début de carrière, en rendant hommage au sacrifice de ses parents.
« Il y a eu énormément de sacrifices de la part de mes parents. J’ai eu une enfance différente de bien d’autres, je n’en ai pas du tout eu. Mais aucun regret aujourd’hui : j’ai la chance de vivre de ma passion. C’est sûr qu’il y a eu des années plus difficiles que d’autres, en karting. »
« Donc un grand mérite à mes parents, qui ont contribué à tout cela. »
L’aventure en sport automobile, en raison de ces ressources manquantes, a tout de même failli s’arrêter plusieurs fois pour Esteban Ocon…
« Oui, plusieurs fois. La première, c’était en 2009. A l’époque, c’était mon père, ma mère qui se débrouillaient pour survenir à tous les besoins. J’ai été champion de France minime et cadet, donc au niveau national, les budgets étaient encore, mais tout est relatif, peu élevés. Mes parents ont réussi à payer une course en international, j’ai réussi à faire un très bon résultat – à l’époque, il y avait Nyck de Vries, Alexander Albon, les cadors du championnat. Puis après ça, j’ai été appelé par Eric Boullier [directeur de la filière jeune de Renault/Lotus] et le patron de la filière jeune Mercedes. »
« Je me rappellerai toujours de cette discussion avec Eric Boullier. Il m’a demandé : que veux-tu faire l’année prochaine ? J’ai répondu : gagner. Et il m’a dit que c’était grâce à cette réponse que j’avais été pris. Oui, ça a sauvé ma carrière. »
L’hiver 2018/2019, pendant lequel Esteban Ocon a appris qu’il perdrait sa place de titulaire chez Racing Point, au profit de Lance Stroll, a-t-il été plus difficile à vivre que ces périodes de jeunesse et d’incertitude ?
« C’est pire. Je suis plus vieux, j’ai plus d’expérience. En 2018 j’avais fait une saison solide, mais je n’étais pas champion, je n’avais rien fait d’incroyable. C’était beaucoup plus stressant, ce fut un hiver plus difficile. »
« Mais avec Toto Wolff, j’ai eu de très bonnes personnes autour de moi, qui ont su me dire les bonnes choses. Toto me disait toujours : on va te trouver un baquet, une solution, ne t’inquiète pas, ça va aller ; et quand un monsieur de la F1 dit quelque chose comme ça, on sait que ça va aller. »
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