Formule 1

Brawn ne veut pas ‘spéculer’ sur les rumeurs de tricherie autour de Ferrari

Il estime que c’est surtout l’utilisation des Pirelli qui a posé problème

Recherche

Par A. Combralier

5 novembre 2019 - 13:03
Brawn ne veut pas ‘spéculer’ sur les (...)

Le Grand Prix des États-Unis fut un véritable camouflet pour Ferrari : tandis que la suspension de Sebastian Vettel a cédé en pleine course, le rythme de Charles Leclerc était plus inquiétant encore (le Monégasque a fini à 52 secondes de Valtteri Bottas).

Comme le souligne Ross Brawn, le manager des sports mécaniques pour Liberty Media, c’était la première fois, depuis Barcelone, que l’on ne voyait aucune Ferrari sur un podium de F1. Il s’agit d’un grand bond arrière qui n’a pas manqué de faire parler dans le paddock…

« En Espagne, Mercedes avait signé un doublé et avait semblé définitivement affirmer son autorité dans la bataille pour les titres. Mais depuis lors, surtout après la trêve estivale, Ferrari semblait avoir fait une percée, puisqu’ils avaient réussi six poles et remporté trois courses. »

« Mais au bout du compte, Ferrari a fait un pas en arrière, et d’une manière surprenante. Pas tellement en qualifications, où Sebastian Vettel était seulement à 12 millièmes de Valtteri Bottas ; mais surtout en course. »

« Charles Leclerc a particulièrement souffert durant son premier relais, en médiums, en tournant à une seconde des leaders. Une fois passé en durs, il était plus compétitif, mais ses chances de podium s’étaient évanouies depuis longtemps. »

Max Verstappen a lié cette perte nette de performance à une directive de la FIA, qui aurait enjoint Ferrari à ne plus « tricher » (Max Verstappen dixit) avec son unité de puissance. Ross Brawn estime-t-il lui aussi que la directive de la FIA a fait autant reculer Ferrari ?

« De l’extérieur, il est difficile d’expliquer ce pas en arrière ; et certainement, je ne veux pas spéculer au sujet de la dernière directive technique de la FIA sur l’utilisation du débitmètre. »

« Ce qui est clair, cependant, c’est que Ferrari a souffert à Austin. Surtout sur la gestion des pneus. Pas tellement pour les faire durer, mais surtout pour les faire fonctionner comme il le fallait. »

« C’est vrai que les conditions de piste avaient beaucoup changé au cours du week-end, alors que les températures avaient augmenté de manière significative. Mais c’est aussi vrai que Mercedes et Red Bull ont fait un meilleur travail pour s’adapter à ces conditions changeantes. »

« Il y a beaucoup à faire à Maranello ces prochains jours pour analyser ce Grand Prix et revenir avec des contre-mesures, qui seront aussi utiles pour l’an prochain. »

Ferrari

Info Formule 1

Photos

Vidéos

expand_less