Formule 1

Brawn : La F1 va être ’secouée’ mais elle peut en ressortir ’plus forte’

"Nous avons besoin que les équipes survivent"

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Par Olivier Ferret

10 avril 2020 - 09:24
Brawn : La F1 va être ’secouée’ mais (...)

La Formule 1 peut-elle s’effondrer et disparaître tout simplement suite à la crise économique qui va suivre cette crise sanitaire du Covd-19 ? Ross Brawn ne l’a pas exclu complètement mais il n’y croit guère.

Selon le directeur sportif de la F1, la catégorie reine du sport automobile peut survivre et même sortir grandie de cet épisode, en prenant les décisions agressives nécessaires, des décisions qui ont été repoussées d’année en année.

"Oui, cela va secouer, cela va être dur mais je suis persuadé que notre sport a un avenir," déclare Brawn.

"Je pense même que nous sortirons de tout cela en bien meilleure position, bien plus forts pour affronter d’autres tempêtes."

Brawn admet que le modèle commercial qui va maintenant s’imposer à la Formule 1, avec des réductions de coûts drastiques, sera "bien meilleur" pour les petites équipes.

"Nous avons besoin que les équipes survivent, nous avons besoin qu’elles sentent qu’elles peuvent avoir un avenir dans cette F1 qui se prépare. Mais en attendant, les propriétaires d’équipes vont devoir soutenir leur structure à court terme."

"Soutenir votre équipe avec un retour promis en fond de grille, ce n’est pas très excitant. Mais avec une nouvelle voiture, un nouveau modèle économique, notamment pour les revenus, nous allons rendre le sport bien plus attractif pour les équipes."

La clé de ce modèle est bien le plafond budgétaire. De 175 millions de dollars par an, il a déjà été descendu à 150 millions avant même sa première application en 2021. Mais la plupart des équipes souhaitent descendre bien plus bas, à 120 voire à 100 millions. Ferrari et Red Bull restent les deux équipes à convaincre.

"La crise du Covid-19 a créé une opportunité pour jeter un 2e regard sur ce qui est un niveau réaliste et raisonnable du plafond budgétaire," poursuit Brawn.

"Et cela nous a permis de renégocier à nouveau cela avec une motivation et un engagement supplémentaires. Je pense que lorsque nous avons introduit le plafond budgétaire, il y avait toujours l’anticipation que si nous avions une crise, nous pourrions baisser son montant. Et là, nous devons le réduire."

"Nous avons aussi dit que ce type de crise était la raison d’être du plafond budgétaire, lors de son introduction, et nous y sommes... Plus tôt que ce que nous espérions ou voulions, mais nous y sommes maintenant et il serait irresponsable de l’ignorer. Nous devons tous y répondre."

"Si nous analysons où en sont les conversations, c’est effectivement vers quoi nous nous dirigeons. Nous n’avons pas réussi à imposer un niveau plus bas l’an dernier, mais peut-être aura-t-il fallu que cette situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement arrive pour que la Formule 1 se rende compte que ce que nous avions présenté il y a quelques années déjà était mieux adapté, même si cela n’a pas été adopté. Nous n’avons plus le luxe d’attendre, aujourd’hui le monde a changé et nous devons le faire."

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